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transition énergétique; ENR; nucléaire

Macro-économie / Taux / GNL / gaz / mix énergétique / France

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La consommation de gaz en France entre retour à la normale et mutation / La part de renouvelables augmente alors que le volume global se réduit

Entre temps favorable et sobriété, la conjoncture permet à la France de consommer près de 20 % de gaz en 2023, relativement à 2021. Les prix sont pourtant revenus à leurs niveaux précédant l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’Hexagone n’a en effet pas besoin d’avoir recours à cette source d’énergie à plein régime en permanence. Elle lui est en revanche nécessaire pour sécuriser un mix énergétique soumis à de nombreux aléas. La France s’est également donné pour objectif de verdir ce pan de sa souveraineté.  
Livraison de gaz naturel liquéfié en France. CLEMENT MAHOUDEAU / AFP
Livraison de gaz naturel liquéfié en France. CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

Consommer moins et différemment. Tel est le mantra du bilan gaz 2023 de GRTgaz, le 2e transporteur de gaz du continent. Pour l’instant il semble suivi à la lettre, avec une diminution de la consommation de 11,4 % entre 2022 et 202 et une montée en puissance de la capacité de la production de gaz renouvelable. Cette dernière est estimée aujourd’hui à "l’équivalent de 2 réacteurs nucléaires ou 7 parcs éoliens offshore ".

Sandrine Meunier, la directrice générale de GRTgaz, appuie ce constat et commente la publication du bilan en affirmant que d’une part " la consommation du gaz poursuit sa baisse en 2023" tandis que d’autre part "on assiste à une montée en puissance du biométhane qui occupe désormais une place significative dans le bouquet des énergies renouvelables ". Le chemin reste encore long, avec une capacité de production actuelle de 11,8TWh qui est attendue à 44 TWh à l’horizon 2030. Un objectif dont il est jugé qu’il "pourra être atteint" en temps et en heure.

 

Relais

 

Une réussite d’autant plus importante qu’elle permettrait à l’Hexagone de répondre à deux problématiques à la fois ; verdir son mix énergétique tout en ayant des solutions face aux aléas des autres sources de production électrique. À l’instar de l’année 2022 "lors de laquelle les centrales gaz ont représenté 10 % du mix électrique français pour compenser l’indisponibilité importante de centrales nucléaires et une faible production hydraulique ", la flexibilité qui est procurée est précieuse. Les derniers mois semblent avoir été gérés d’une main de maître avec un "niveau des stockages resté très haut en début d’année 2023, ils étaient pleins à 100 % en novembre et leur niveau actuel s’élève à 47 %".

Les équipes de Sandrine Meunier détaillent également que leur entreprise prend part à cette dynamique, en participant au développement de l’hydrogène dans l’Hexagone. Ce sont 7 projets différents qui sont évoqués et ce à différents stades d’avancement. Tout comme sur le biométhane, en forte croissance avec "652 sites de méthanisation [qui] injectent dans les réseaux à fin 2023 (+ 138 sites), dont 80 sites raccordés au réseau GRTgaz (+17 sites)".

 

Vieux continent

 

Le transporteur se montre rassurant au niveau européen concernant la flexibilité et la résilience des infrastructures gazières, ces deux dernières s’étant "encore renforcées en 2023 avec la mise en service de 6 terminaux méthaniers flottants en Europe". Une infrastructure collective dans laquelle la France conforte sa place de choix, que ce soit par ses "5 terminaux dont le port méthanier flottant installé en 2023 au Havre" ou bien en "représentant 22 % des importations européennes ".

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