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TotalEnergies / Patrick Pouyanné / GNL / gaz / pétrole

TotalEnergies génère 9 milliards de dollars de bénéfices en un trimestre

TotalEnergies a enregistré un bénéfice net record au premier trimestre, qui lui permet de continuer à choyer ses actionnaires tout en investissant dans sa transition énergétique.
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies - Fayez Nureldine / AFP
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies - Fayez Nureldine / AFP

Comment concilier le maintien d’une généreuse politique distribution des bénéfices tout en augmentant les investissements nécessaires à sa transition énergétique ? Alors que TotalEnergies s’est engagé à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, le sixième groupe pétrolier mondial reste plus que jamais attentif à la rémunération de ses actionnaires.

La major française prévoit désormais jusqu'à 3 milliards de dollars de rachats d'actions au premier semestre, a annoncé jeudi son PDG, Patrick Pouyanné, lors de la présentation des résultats du premier trimestre. L’entreprise tablait précédemment sur 2 milliards de dollars de rachats d’actions pour cette période, alors qu’elle a dépensé un milliard de dollars pour le rachat de 19,2 millions d’actions en vue de leur annulation au premier trimestre.

Par ailleurs, le conseil d’administration du groupe a validé l’augmentation de 5% du premier acompte sur dividende au titre de l’exercice 2022, qui sera d’un montant de 0,69 euro.

Cette générosité s’appuie sur les bénéfices records et plus importants que prévus dégagés par l’entreprise sur les trois premiers mois de l’année. TotalEnergies a annoncé un bénéfice net ajusté de 9 milliards de dollars, soit 1 milliard de plus qu’attendu par le consensus des analystes, et trois fois plus qu’à la même période un an plus tôt. Il s’agit d'ailleurs du résultat trimestriel le plus élevé de l'histoire de l'entreprise.

Meilleur qu'attendu, le résultat opérationnel net ajusté de la division Exploration production a bondi de 42% par rapport au quatrième trimestre 2021, à 5 milliards de dollars, porté par des prix du pétrole dépassant les 100 dollars le baril.

De même, le bénéfice de 3,1 milliards de dollars de la division Integrated Gas, Renewables & Power (iGRP), créée en 2019 afin de donner une meilleure visibilité aux "chaînes de valeur intégrées du gaz et de l’électricité bas carbone", a dépassé les anticipations, grâce notamment à l’envolée des prix du gaz naturel liquéfié (GNL).

Dans ce secteur, les investissements dans les renouvelables et l’électricité se sont élevés à 0,9 milliard de dollars au premier trimestre, en ligne avec l’objectif annuel de 3,5 milliards de dollars, et vont accélérer. Le groupe vise des investissements nets "tendant vers 15 milliards de dollars en 2022, dont 25% dans les renouvelables et l'électricité", a indiqué Patrick Pouyanné. À cet égard, la manne apportée par la hausse des prix des hydrocarbures est une "opportunité pour accélérer la transition" énergétique du groupe, a aussi déclaré le dirigeant.

Cette manne ne devrait pas diminuer à court terme. TotalEnergies pense que les prix du pétrole pourraient se maintenir à leurs niveaux élevés. Ce sera le cas si les capacités de production supplémentaires des pays de l'OPEP ou du pétrole non conventionnel américain ne parviennent pas à compenser la perte des approvisionnements en brut russe, estimée de l'ordre de de 2 à 3 millions de barils de pétrole par jour.

Le deuxième trimestre pourrait ainsi s'avérer encore meilleur que le premier, compte tenu à la fois de prix des hydrocarbures toujours élevés et du maintien d'une production robuste, a prévenu Patrick Pouyanné, et ce malgré les répercussions du conflit russo-ukrainien, en particulier dans le GNL.

Le géant des hydrocarbures a annoncé une dépréciation de 4,1 milliards de dollars en lien avec le projet de gaz liquéfié Arctic LNG 2, rendu incertain par les sanctions prises contre la Russie depuis son invasion de l'Ukraine.

Pour autant, Patrick Pouyanné ne prévoit pas de "rupture" du profil de croissance de TotalEnergies dans le GNL "même si nous devions sortir totalement de Russie, ce qui n'est pas (le cas) aujourd'hui mais ce qui est un scénario possible", a-t-il déclaré.

Avec les énergies renouvelables, le gaz naturel, en tant qu'énergie de transition, fait partie mix énergétique sur lequel le groupe veut se renforcer et conforter sa position de numéro deux mondial. De 42 millions de tonnes (Mt) de GNL vendues en 2021, TotalEnergies souhaite atteindre 50 Mt d'ici 2025 et ainsi maintenir une part de marché mondiale de 10%.

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