Macro-économie / Taux / RTE / électricité / nucléaire / énergies renouvelables
Macro-économie / Taux
RTE / électricité / nucléaire / énergies renouvelables
La France a relevé avec brio le défi électrique / L’année 2023 l’aura vu renouer avec sa position exportatrice
"Aucune stratégie crédible ne permet de sortir du charbon et des fossiles en reposant uniquement sur le renouvelable ". Emmanuel Macron, président de la République, avait défendu à bras-le-corps l’importance du nucléaire à l’occasion de la COP28, un combat qu’il a également mené en Europe pour convaincre les États membres les plus réticents sur la question. Ce discours se retrouve dans les chiffres dévoilés par RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, qui affirme que "la production totale d’électricité (494,3 TWh) augmente de 11 % par rapport à 2022 ", sur l’année 2023. Ce regain de forme trouve en partie son origine dans une production du parc nucléaire avec une "augmentation de 41,5 TWh par rapport à l’année dernière, la production nucléaire s’est élevée à 320,4 TWh en 2023, après une année durant laquelle la production nucléaire avait été la plus faible depuis 1992".
Pour autant le mix énergétique français continue à évoluer, preuve en est avec les productions éolienne et solaire. Ces dernières "ont atteint en 2023 des niveaux record : 50,7 TWh pour l’éolien et 21,5 TWh pour le solaire photovoltaïque". Des hausses qui contribuent à la sécurité d’approvisionnement selon RTE et ce tout particulièrement " lors des saisons froides, permettant de limiter le recours aux centrales alimentées par les combustibles fossiles". Ainsi le volume produit par les centrales au gaz a été inférieur à celui issu de l’éolien. Une dynamique qui ne devrait pas s’arrêter, avec des capacités de production qui augmentent pour l’ensemble des énergies renouvelables.
Retour à la normale
Bien des changements qui ont en définitive permis à la France de voir son solde des échanges d’électricité redevenir exportateur. RTE rappelle qu’en 2022, "le solde s’était inversé en atteignant 16,5 TWh dans le sens des importations pour la première fois depuis 1988". La France n’a ainsi plus "été importatrice 29 % de l’année contre 67 % du temps en 2022". Fait marquant, plus de 60 % des importations françaises d’électricité ont été décarbonées.
Une position exportatrice précise pour l’Hexagone, étant donné qu’elle lui avait permis de diminuer sa facture énergétique de près de 4 milliards d’euros, là où en 2022 cela l’avait alourdie de 8 milliards d’euros. RTE rappelle, à titre de comparaison, qu’entre "2014 et 2019, les soldes exportateurs avaient contribué à une réduction d’environ 2 milliards d’euros en moyenne par an ".
Nouvelle consommation
Un coût moindre qui s’explique aussi par des changements majeurs sur le plan énergétique en France. Notamment en ce qui concerne les différentes énergies fossiles, une baisse de 34 % du volume de production thermique fossile est constatée et le volume atteint son "plus bas niveau depuis 2014". Le recours au gaz n’est ainsi plus que 30 TWh en 2023 contre 44 TWh en 2022. En ce qui concerne le charbon, la sortie de ce dernier est jugée "de fait, déjà quasi effective".
La consommation d’électricité a également diminué en un an, s’affichant en retrait de 3,2 %. Avec un fait saillant : " 27 % de la baisse de consommation est attribuable aux grands consommateurs industriels ", eux qui ne représentaient pourtant que près de 13 % de la consommation d’électricité sur la période 2014-2019.
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