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Airbus / moteurs / livraisons / commandes / capital market day / book to bill

Airbus va devoir cravacher au quatrième trimestre / Le groupe devra livrer près de 90 avions par mois

Les 55 appareils livrés par Airbus au mois de septembre mettent l’avionneur au pied du mur pour booster ses livraisons au quatrième trimestre. La publication fin octobre des résultats du troisième trimestre de l’avionneur s’annonce comme un rendez-vous important pour juger de la crédibilité de l’objectif de 700 livraisons cette année.
Airbus va devoir encore accélérer ses cadences de production pour tenir ses objectifs - Marcus Brandt/ZUMA Press/ZUMA/RE
Airbus va devoir encore accélérer ses cadences de production pour tenir ses objectifs - Marcus Brandt/ZUMA Press/ZUMA/RE

Le rattrapage de production en cours est-il assez rapide ? Le défi lié à la montée en cadence de la production d’avions reste au centre des préoccupations après la publication des derniers chiffres du géant européen de l’aéronautique et de la défense. Le groupe a livré 55 appareils à 31 clients en septembre, soit une hausse de 38% par rapport aux livraisons du même mois un an plus tôt. Le signe que la production accélère, conformément au discours volontariste que la direction de l’avionneur a tenu lors de son récent "capital market day" du mois de septembre. Grâce à ce "coup de boost" du mois écoulé, le total de livraisons depuis le début de l’année progresse désormais par rapport à la même période de 2021, s’élevant à 437 unités.

Pour les analystes de Deutsche Bank, l’indication est "encourageante" et "reste compatible avec l'atteinte par Airbus de son objectif de 700 livraisons d'ici la fin de l'année". Mais la marge de manœuvre est étroite. La croissance implicite nécessaire pour atteindre la cible augure d’un quatrième trimestre très soutenu en matière de livraisons. Les trois derniers mois de l’année s’annoncent les plus intenses de l’année. Un calcul simple montre qu’Airbus devra impérativement livrer 263 appareils au moins au quatrième trimestre, soit 41% de plus qu’au même trimestre de 2021 pour atteindre son objectif annuel. Autrement dit, cela signifie qu'Airbus doit maintenant livrer 88 jets par mois au cours des trois prochains mois. Un scénario "hautement improbable", selon un analyste. Près de 38% des livraisons de l’ensemble de l’année fiscale seraient ainsi concentrées sur trois mois. Un véritable défi, que le groupe a toutefois déjà relevé dans le passé.

 

Des livraisons dépendantes des moteurs

 

"Une proportion similaire avait été livrée au quatrième trimestre 2018, dans des circonstances similaires, ce qui nous fait croire que cela reste réalisable", veulent croire les analystes de Jefferies. Cela va dépendre en grande partie de la façon dont la chaîne de fournisseurs tient le rythme de la remontée des cadences, en particulier chez les motoristes. Le nombre d’appareils construits mais en attente de moteurs était passé de 26 en juillet à moins de 10 août, il sera intéressant de savoir ce qu’il en est en septembre. La publication le 28 octobre prochain des résultats du troisième trimestre donnera l’occasion aux dirigeants d’Airbus de faire le point. Tout commentaire sur les volumes de livraisons de moteurs sera potentiellement critique. La probabilité que le groupe réduise à cette occasion ses prévisions pour 2022 est faible, "mais le risque existe, surtout si les livraisons de moteurs continuent d'être inférieures aux volumes prévus", prévient Jefferies.

En termes de commandes par ailleurs, le mois de septembre n’a pas été un grand cru, avec 11 A320neo et deux A330neo commandés. Cela porte toutefois le total du troisième trimestre à 414 commandes, soit près de quatre fois leur nombre du troisième trimestre 2021, grâce, pour l’essentiel, à un mois de juillet particulièrement faste. Les commandes nettes enregistrées depuis le début de l’année se montent ainsi à 647 appareils, ce qui signifie que le rapport entre les nouvelles commandes signées et les facturations enregistrées, le fameux ratio "book to bill", peut encore atteindre l’équilibre autour de 1. De quoi suivre la montée en cadence de la production tout en maintenant un carnet de commandes très confortable.

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