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Airbus / A320 / A220 / A350 / Guillaume Faury / livraisons

Airbus sur une meilleure voie / Mais les livraisons de gros porteurs peinent à décoller

Pour la première fois en 2023, Airbus a livré en avril davantage d’avions que sur le même mois correspondant de 2022. Une progression qui tend à conforter la crédibilité de l’objectif de 720 livraisons sur l’année. Celui-ci demeure toutefois un défi compte tenu des pénuries de certains composants qui risquent de limiter la production jusqu'à la fin du premier semestre.
Guillaume Faury, PDG d'Airbus au Delivery Center d'Airbus à Toulouse - Lydie LECARPENTIER/REA
Guillaume Faury, PDG d'Airbus au Delivery Center d'Airbus à Toulouse - Lydie LECARPENTIER/REA

Le rythme de rattrapage de production d’Airbus est-il en train de ralentir ? Le géant européen de l’aéronautique et de la défense a livré 54 avions en avril, moins que les 61 appareils livrés en mars, a-t-il annoncé cette semaine. Un recul à relativiser cependant dans la mesure ou avril est général un mois faible en la matière. Et, chose encourageante, "il s'agit du premier mois de croissance positive en glissement annuel cette année", observent les analystes de Jefferies. Les livraisons ont en effet progressé de 13% par rapport à avril 2022. Conséquence, la baisse des livraisons depuis le début de l’année n’est plus que de 5% avec 181 appareils livrés en quatre mois.

Mais s’il faut saluer le retour à la croissance des livraisons du groupe en avril, le défi pour Airbus consiste à accélérer la cadence pour respecter son plan de marche. A l’occasion de la récente publication de ses résultats du premier trimestre, le groupe a confirmé en effet sa prévision de livrer 720 appareils en 2023. Ce qui suppose d’enregistrer une croissance de 14% en glissement annuel sur les huit mois restants de l'année. Et ce malgré un environnement opérationnel toujours compliqué, notamment marqué par "des tensions persistantes dans la chaîne d'approvisionnement", comme l’a rappelé il y a une semaine le président exécutif de l’entreprise, le français Guillaume Faury.

De fait, la direction du groupe a confirmé les pénuries de certains composants, notamment sur les sièges, ce qui risque de limiter la cadence de production jusqu’à la fin du premier semestre. Bien sûr, le groupe explique que cela était prévu et s'attend à rattraper le terrain perdu. Mais faire porter l’essentiel de la charge de travail sur le second semestre accroît logiquement le risque. La question se pose avec d’autant plus d’acuité pour les gros porteurs, dont les livraisons ont été très faibles jusqu’à présent. Seulement 9 A350 ont été livrés depuis le début de l’année.

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