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La moisson exceptionnelle d'Airbus
Un cru estival exceptionnel. Les chaleurs de juillet ont fait surchauffer le carnet de commandes d’Airbus. L’avionneur européen a enregistré 401 nouvelles commandes d’appareils le mois dernier, bien plus que les 78 commandes de juin ou que les 13 commandes reçues en mai, par exemple.
Fort logiquement, le salon aéronautique de Farnborough, qui s’est tenu du 18 au 22 juillet, a contribué à ce feu d’artifice commercial avec 85 appareils commandés durant l’événement, dont une commande confirmée de 56 monocouloirs A320 pour un prix catalogue de 6,2 milliards d'euros de la part d’EasyJet.
Mais le mois écoulé a surtout été celui du retour des mégacommandes chinoises après deux ans de parenthèse pour cause de crise du Covid. Les commandes groupées d’Air China, China Eastern, China Southern et Shenzhen Airlines, annoncées dès le 1er juillet, pour un total de 292 appareils de la famille A320neo, et représentant quelque 37 milliards de dollars au prix catalogue, constituent même le fait marquant de ces derniers mois.
Mais alors que les livraisons continuent de remplir un carnet de commandes déjà bien garni, les livraisons ont encore un peu de mal à suivre la cadence. Le rythme des livraisons a d’ailleurs ralenti le mois dernier par rapport aux mois précédent. Le groupe européen d'aéronautique et de défense a livré 46 appareils en juillet, auprès d’une trentaine de clients, a-t-il indiqué lundi. Il avait livré 60 appareils en juin et 47 en mai. Avec 343 appareils livrés à 62 clients sur l’ensemble des sept premiers mois de l’année, Airbus se trouve dans l'obligation d'accélérer fortement la cadence pour respecter son plan de marche en la matière, pourtant récemment abaissé.
Montée en puissance décalée
A l’occasion de la publication fin juillet de résultats semestriels meilleurs qu’attendu, le groupe a réduit en effet son objectif de production pour 2022 à 700 avions commerciaux, contre 720 précédemment. "À court terme, les difficultés actuelles de la chaîne d'approvisionnement nous conduisent à ajuster les étapes de la montée en puissance en 2022 et 2023", avait expliqué Guillaume Faury, le PDG d’Airbus, lors de la conférence téléphonique sur les résultats. L'entreprise a décalé son objectif de production de 65 avions par mois de la famille best-seller A320 à début 2024, environ six mois plus tard que prévu. Elle a toutefois confirmé son objectif à long terme de produire 75 avions par mois de son programme phare d'ici 2025, au lieu de 60 mensuellement avant la pandémie.
Les craintes de ralentissement économique mondial n’affectent aucunement pour l’instant la forte reprise de la demande d’avions alors que les taux d’utilisation et de remplissage des flottes poursuivent leur remontée. "Le nombre d’heures de vol quotidiennes de la flotte mondiale se rapproche de leurs niveaux les plus élevés depuis le début de la pandémie", à plus de 90% de leurs niveaux de 2019 en Europe et aux Etats-Unis, notent ainsi les analystes d’UBS.
De même, en Chine, où les heures de vols quotidiennes se situent "presque au niveau d'avant la pandémie, avec un optimisme croissant sur les progrès dans le contrôle des épidémies du Covid, alors que les écoles et les entreprises rouvrent leurs porte", ajoute la banque. Dans ce contexte, nul doute que la montée en cadence industrielle d'Airbus continuera à faire l'objet d'une attention particulière au cours des prochains mois.
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