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Evenements / Ipsos / Assemblée générale / Didier Truchot / Ben Page / ESG / Rémunérations

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Ipsos / Assemblée générale / Didier Truchot / Ben Page / ESG / Rémunérations

Ipsos précise sa vision de l’année à venir devant ses actionnaires / L'occasion de discuter des rémunérations des dirigeants

Le spécialiste des sondages et des études de marché a tenu son assemblée générale ce lundi matin. Le président d’Ipsos se sera saisi de la question d’un actionnaire pour préciser la manière dont les critères ESG conditionnent la rémunération du directeur général. Ce dernier a, quant à lui, profité de la réunion pour faire un état des lieux sur l’activité de l'entreprise et l’environnement tourmenté dans lequel elle évolue.
Ipsos (© Ipsos)
Ipsos (© Ipsos)

"La seule certitude qui demeure est l’incertitude". Alors que certains des clients d’Ipsos font preuve d’attentisme et que l’activité du groupe reste corrélée à un niveau de confiance des consommateurs volatil depuis la fin de la crise sanitaire, Ben Page, le directeur général de l’institut de sondage a tenu à rappeler ce lundi matin lors de l’assemblée générale des actionnaires de la société que l’exercice à venir serait soumis à différents vents contraires.

En cause, donc, la réorganisation des entreprises technologiques américaines désormais plus prudentes en matière de commandes, la fin des contrats Covid et une courbe de confiance qui, "dans beaucoup de pays reste inférieure à la période pré-pandémique", a souligné Ben Page.

Il faut dire que ce niveau de confiance influe directement sur l’activité de la société : il a par exemple effectué une remontée significative en Amérique du Sud depuis septembre 2022, pour atteindre 49,1 selon les données de l’entreprise spécialisée dans les études de marché. Soit un niveau quasiment égal à celui enregistré avant la crise sanitaire. Et au titre du premier trimestre de 2023, c’est bien la région Amérique du Sud qui a réalisé la meilleure performance d’activité.

 

Dynamiques inversées

 

La croissance organique y a progressé de 9 % sur les trois premiers mois de l’année, tandis qu’elle reculait de 6 % dans la zone Europe – Moyen-Orient – Afrique (en lien avec la guerre en Ukraine et l’arrêt des contrats Covid) et qu’elle se stabilisait en Amérique du Nord (en lien, cette fois, avec la restructuration des entreprises technologiques).

Un contexte éprouvant qui avait poussé Ipsos, lors de la publication de ses résultats annuels, à faire preuve d’une certaine prudence à l’égard de ses prévisions pour 2023. Pour autant, Ben Page a remémoré à ses actionnaires que la reconnaissance des revenus liée aux contrats passés depuis le début de l’année se réaliserait au fil de l’exercice. Avec un carnet de commandes en croissance organique de 3,3 % et de 6 % sur le seul mois de mars, la cadence de progression du chiffre d’affaires devrait donc s’accélérer sur le reste de l’année.

Outre ce point d’étape sur l’activité du groupe, l’assemblée générale des actionnaires d’Ipsos aura aussi été l’occasion pour la direction d’éclaircir le sujet de la rémunération de son dirigeant. Alors qu’un actionnaire s’interrogeait sur la politique écologique, sociale et de gouvernance (ESG) du groupe, le président et fondateur d’Ipsos Didier Truchot a répondu : "Nous ne parlons pas de la stratégie de notre entreprise sans mentionner l’ESG. Je tiens ainsi à souligner que la rémunération variable de Ben Page est directement reliée à ces critères". De fait, la réduction des émissions de CO2, l’amélioration du rapport d’égalité hommes/femmes ou encore la qualité de la relation client pèsent à hauteur de 40 % du bonus total de Ben Page.

 

Un rôle social

 

"Les sociétés comme Ipsos, qui produisent de l’information, ont une responsabilité sociale extrêmement importante. Ce que nous faisons est une barrière contre les fausses informations, contre les choses inventées, contre tout ce qui contribue à faire de la société une société polémique. Nous avons pour vocation de donner une information compréhensible et utilisable", a poursuivi Didier Truchot.

Quoi qu’il en soit, les rémunérations de Ben Page et de Didier Truchot auront été largement approuvées par les actionnaires. Il en aura été de même pour les nominations de Florence Parly et d’Àngels Martín Muñoz en leurs qualités d’administratrices, comme l’annonçait WanSquare au début du mois d’avril. A l’inverse, les rémunérations des deux anciens directeurs généraux délégués Laurence Stoclet et Henri Wallard ont quant à elles été rejetées.

Mais s’agissant de résolutions de nature consultative, le vote des actionnaires n’aura donc pas d’incidence sur les salaires des ex-dirigeants. Les actionnaires d’Ipsos seront, eux, gratifiés d’un dividende de 1,35 euro par action. Ce qui représente une hausse de 17 % sur un an. Ils devront néanmoins attendre le séminaire investisseurs du groupe le 14 juin prochain pour en savoir davantage sur l’avancée d’Ipsos dans son plan stratégique "Best People and Best Technologies".

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