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Ipsos / Dan Lévy / Ben Page / Institut de sondage / tech / premier trimestre
Ipsos démarre l’année en douceur / Le groupe pourrait tirer parti de la restructuration de la Tech
"Après une très bonne année 2022, le premier trimestre 2023 est en retrait, pour des raisons qui ont été en bonne partie anticipées, et qui tiennent à la fin des grands contrats de suivi de la pandémie de Covid et à une base de comparaison défavorable par rapport à un excellent premier trimestre 2022", explique Dan Lévy, le directeur administratif et financier d’Ipsos à WanSquare. Au titre du premier trimestre 2023, le chiffre d’affaires de l’institut de sondage s’est en effet contracté, en organique, de 2,8 % à 532 millions d’euros.
En cause, donc, la fin des contrats de suivi de l’épidémie de Covid, que le groupe dirigé par Ben Page avait réalisé pour de grands gouvernements européens et dont les revenus se sont dissipés depuis la fin de l’exercice précédent. Les effets de l’arrêt de ces contrats retirés, la croissance organique d’Ipsos s’affiche en revanche en hausse de 0,6 %. Il reste aussi un effet de base défavorable, lié à un premier trimestre de 2022 où l’activité avait atteint un niveau record, alors en croissance de 12,3 %.
Attentisme des clients
Des facteurs conjoncturels sont, de plus, venus perturber la dynamique de croissance de l’activité de la société. D’abord en Amérique du Nord, où les grands clients Tech du groupe font preuve d’attentisme dans leurs prises de décision depuis le début de l’année 2023. "Certaines grandes entreprises de la Tech sont en situation de réorganisation. Elles repriorisent certains projets. Leurs besoins usuels (trackers, corporate reputation, enquêtes mystère) continuent d’être importants en particulier dans le cadre de leurs réflexions stratégiques et, par ailleurs, de nouvelles demandes émergent, notamment en matière d’intelligence artificielle. De nouveaux contrats sont en cours de négociation", avance Dan Lévy. Le recul de plus de 3 % de l’activité en Chine a aussi pesé sur les performances trimestrielles du groupe. Les ventes ont pourtant fortement rebondi dans l’Empire du milieu depuis le début de l’année, grâce à la levée de la politique zéro-Covid.
Mais "en Chine, la reconnaissance du revenu est décalée par rapport au carnet de commandes. Nos revenus au premier trimestre sont plutôt liés aux ventes du quatrième trimestre, lorsque le pays était encore fermé. Notre carnet de commandes est très bien orienté depuis la fin des confinements", indique le dirigeant des finances du groupe. Au terme du premier trimestre, il s’affiche en Chine en croissance de 13 %. Ce décalage d’enregistrement des ventes explique aussi la cyclicité de l’activité de l’entreprise. Les grandes dépenses des clients d’Ipsos étant bien souvent engagées en début d’année, les bénéfices des contrats passés depuis le début du trimestre apparaîtront au fil de l’exercice.
Un meilleur indicateur
"Dans notre business, le premier trimestre est habituellement le plus faible en chiffre d’affaires, il est assez peu prédictif de ce que sera l’année. Le carnet de commandes est un indicateur plus pertinent pour prédire la tendance de l’exercice. A fin mars, il représente plus de 50 % du carnet de commandes de l’année", fait valoir Dan Lévy. Au titre du premier trimestre et hors contrats Covid, il s’affiche en croissance organique de 3,3 % et de 6,6 % sur le seul mois de mars.
La cadence de la progression du chiffre d’affaires devrait ainsi s’accélérer sur le reste de l’exercice. Et les objectifs d’une croissance organique annuelle de 5 % et d’une marge opérationnelle de 13 % sont maintenus. Des prévisions qui avaient été jugées timides par les marchés financiers lors de la publication des résultats annuels du groupe. Mais Dan Lévy soutient : "Nous évoluons dans un contexte d’incertitude qui appelle à la prudence avec une inflation sous-jacente encore persistante, la hausse des taux d’intérêt, les turbulences dans le secteur bancaire et la poursuite de la guerre en Ukraine".
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