WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Publications, Résultats / Ipsos / Résultats trimestriels / Etudes de marché / Ben Page / Dan Lévy

Publications, Résultats
Ipsos / Résultats trimestriels / Etudes de marché / Ben Page / Dan Lévy

Ipsos renoue avec le dynamisme / Un horizon éclairci et des ambitions d'acquisition qui forment un bon cocktail en Bourse

Le troisième trimestre aura permis au spécialiste des études de marché de voir sa croissance organique s’accélérer, elle qui restait encore pénalisée par un effet de comparaison négatif lié à l’arrêt des grands contrats Covid-19. Comme prévu, l’activité progresse graduellement et les objectifs stratégiques d’acquisition sont poursuivis avec méthode.
Dan Lévy, directeur administratif et financier et Ben Page, directeur général d'Ipsos (DR)
Dan Lévy, directeur administratif et financier et Ben Page, directeur général d'Ipsos (DR)

Voilà Ipsos enfin délesté d’un effet Covid-19 qui ne jouait pas en sa faveur. "Il s’agit de notre premier trimestre sans effet de base négatif lié à l’arrêt de [ces] contrats [de suivi de l’épidémie]", a constaté Ben Page, le directeur général de la société d’études de marché, à l’occasion de la présentation de son chiffre d’affaires du troisième trimestre de 2023. Car après avoir vu sa croissance organique se tarir au premier trimestre (à hauteur de 2,8 %), puis reprendre doucement sur le deuxième (de + 0,5 %), le groupe a renoué avec une plus nette dynamique de juillet à septembre. Au titre du troisième trimestre, le chiffre d’affaires d’Ipsos s’est élevé à 588 millions d’euros, en croissance organique de 4,3 % sur un an.

Si du fait d’un effet de change défavorable et d’un effet périmètre faible, la croissance totale se situe en territoire négatif (à hauteur de 2,3 %), le groupe se félicite d’un troisième trimestre aligné sur ses prévisions."Notre profil de revenus sera différent cette année. Comme nous l’avions prédit, nous observons une accélération graduelle de notre activité", a souligné Ben Page. Les grandes dépenses des clients d’Ipsos étant souvent engagées en début d’année, les bénéfices des contrats passés depuis janvier se font ainsi reconnaître au fil de l’exercice. À la fin du premier semestre, le carnet de commandes s’était en tout cas apprécié de 2,6 % en organique, après une nette croissance de 5,3 % sur un an enregistrée à la fin du deuxième trimestre.

 

Pas d’inquiétude, outre mesure, concernant les Big Tech

 

"Tous les secteurs d’activité témoignent d’une solide croissance organique, à l’exception de celui des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) qui reste pénalisé par les Big Tech", a précisé le directeur administratif et financier du groupe, Dan Lévy. De fait, alors qu’il représente 17 % des revenus du groupe, son volume d’affaires a reculé de 9 % à la fin du troisième trimestre. Les grandes sociétés technologiques américaines ont logiquement réduit leurs budgets après l’essoufflement de l’effervescence de leurs activités advenue en 2022, notamment au travers de l’explosion du e-commerce durant la crise sanitaire.

Mais comme annoncé en début d’année, le groupe pourrait aussi tirer parti de la restructuration du secteur. Et l’explosion de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) devrait également produire son effet. "Nous travaillons toujours plus pour eux que dans le passé, en excluant l’explosion de 2022. L’arrivée de l’IA générative est par ailleurs un outil de marché massif, qui ouvrira la voie à plus d’activité. De nombreuses sociétés technologiques travaillent sur leur stratégie en la matière et nous seront là pour les aider ", a précisé Ben Page. D’autres secteurs d’activité d’Ipsos auront de plus tiré leur épingle du jeu sur le troisième trimestre. Ceux des affaires publiques, de l’automobile et du voyage affichent notamment des taux de croissance organique respectifs de 17 %, 14 % et 18 % sur un an.

Du côté des zones géographiques, les trajectoires diffèrent aussi. Le premier marché d’Ipsos, la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (43 % du chiffre d’affaires) a vu son activité s’apprécier de près de 7 % sur un an au troisième trimestre. Mais la progression a été plus limitée dans les Amériques (+ 2,3 % de croissance organique pour 39 % du volume d’affaires) et dans la région Asie-Pacifique (+ 3,1 % de croissance et 17 % de l’activité). "La Chine n’a pas été dynamique", a en effet admis Ben Page. Le quatrième trimestre devrait néanmoins y ressortir meilleur qu’attendu, notamment en raison d’un effet de base favorable et de tendances positives détectées - entre autres - dans les secteurs pharmaceutiques ou de l’e-commerce.

 

Les acquisitions toujours en marche

 

Fort de ces moteurs de croissance interne, Ipsos a aussi choisi d’activer d’autres leviers. Les ambitions d’acquisition constituent l’un des axes majeurs du plan stratégique du groupe à horizon 2025, "Best People and Best Technologies". Elles avaient été plus particulièrement explicitées par le directeur général du groupe, lors de sa journée investisseurs au mois de juin. Une feuille de route suivie avec méthode puisqu’Ipsos, depuis janvier, a réalisé six opérations de croissance externe. La dernière en date a concerné le secteur des affaires publiques, en Irlande et a été annoncée il y a deux jours. La société présidée par Didier Truchot a ainsi acquis Behaviour and Attitudes, numéro un irlandais des études d’opinion, de recherche sociales et des études de marché. D’autres discussions avec des cibles plus importantes sont par ailleurs en cours, a précisé le groupe.

Logiquement, les objectifs annuels auront été confirmés à l’issue de la publication trimestrielle. Soit ceux d’une marge opérationnelle de 13 % et d’une croissance organique comprise dans une fourchette de 3 à 4 %. Cette dernière prévision avait néanmoins été révisée légèrement à la baisse au mois de septembre, au regard des difficultés commerciales chinoises et du ralentissement de l’activité des entreprises technologiques. La Bourse semble en tout cas être alignée sur ces anticipations et avoir été, de plus, convaincue par le point d’étape trimestriel : le titre Ipsos évolue en territoire positif depuis le début de la séance. Aux alentours de la mi-séance, la progression a atteint près de 8 %, à 45,12 euros.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article