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Banijay entre saisonnalité des contenus et essor des jeux en ligne / Le groupe travaille à améliorer la liquidité de son titre en Bourse
Deux grands métiers, et toujours deux réalités. Le troisième trimestre de Banijay reflète, comme au premier semestre, des tendances différentes, entre une activité de production et de distribution de contenus marquée par un fort effet de saisonnalité, et des revenus des jeux et paris sportifs en ligne qui continuent d’être tirés par calendrier sportif fourni.
Sur les trois mois de juillet à septembre, l’entreprise dirigée par François Riahi a vu son chiffre d’affaires réalisé dans la production de contenus décroître de 8,6% à données constantes, à 536,9 millions d’euros, et celui de la distribution diminuer de 9,5%, à 85,4 millions d’euros. Sur neuf mois, leurs baisses s’établissent à 7,5% et 16,5% respectivement, soit un recul global de 8% pour les deux activités réunies.
S’il n’est pas rare d’observer des disparités marquées selon les trimestres dans une même année pour ces métiers de contenus, la saisonnalité est particulièrement amplifiée en 2024. De fait, le groupe l’assure, la tendance annuelle sera positive. Des livraisons importantes, parmi lesquelles les saisons de Marie-Antoinette pour Canal+, Carême pour Apple TV+, et SAS Rogue Heroes pour BBC One au Royaume-Uni, permettront une croissance organique de la production et distribution de contenus sur l’ensemble de l’année.
Dans le même temps, après un bond de 42% de son chiffre d’affaires au premier semestre, l’activité des jeux et paris sportifs en ligne de la marque Betclic a encore accéléré. Ses revenus ont atteint 342,4 millions d’euros au troisième trimestre, en croissance de 49%. Avec un peu plus d’un milliards de revenus sur neuf mois, le pôle représente désormais le tiers de l’activité du groupe dirigé par François Riahi.
En tout, le chiffre d’affaires de Banijay s’inscrit en hausse de 8,9% sur les neuf premiers mois de 2024, s’élevant à 3,13 milliards d’euros. Une progression qui s’est accompagnée d’une hausse de 15,3% de l’excédent brut d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté, l’indicateur de rentabilité de référence, à 546 millions d’euros, soit une marge de 17,5%, en amélioration de 100 points de base par rapport à la même période de 2023.
"Banijay Group continue de réaliser une solide performance avec une croissance proche de 10% de son chiffre d’affaires et une croissance à deux chiffres (double-digit) de ses bénéfices pour les neuf premiers mois de 2024", a ainsi souligné François Riahi. D’excellents résultats qui ne reçoivent visiblement pas l’accueil qu’ils mériteraient, au vu de la baisse de 1,1% du cours de Bourse vendredi ,à 8,6 euros. Depuis le début de l’année, le titre n’affiche qu’une maigre hausse de 1,8% sur Euronext Amsterdam, loin des 11 euros de son introduction en Bourse en 2022.
Il y a une solution connue pour remédier à cela. Il faut élargir le flottant, limité à 9%, compte tenu d’un actionnariat dominé par Stéphane Courbit (via sa holding Lov Group) et les sponsors de l’ex-SPAC Pegasus, la Financière Agache et Tikehau Capital, qui se sont engagés à conserver leurs titres au moins trois ans, une liste à laquelle il faut ajouter Vivendi, la Société des Bains de Mer de Monaco (SBM), De Agostini et Fimalac. A ce sujet, le groupe a confirmé lors de la conférence de presse de présentation des résultats qu’il continuait de travailler à l’amélioration de sa liquidité.
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