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Pourquoi Nexity mise sur le métier de promoteur-exploitant / Un vrai atout territorial et financier
Dans son grand plan de transformation engagé depuis de longs mois, et destiné à le faire devenir un opérateur urbain territorialisé multiproduits au plus près de la demande des territoires, Nexity souhaite accélérer ses activités de promoteur- exploitant (résidences gérées étudiantes et espaces de coworking). "Ce sont les décideurs locaux qui ont la main sur les besoins immobiliers de leurs territoires. Par notre présence en régions, nous sommes idéalement positionnés pour proposer aux élus des offres de mixité urbaine", explique Jean-Claude Bassien, directeur général délégué de Nexity.
Certes l’activité d’exploitation ne représente à date que 6-7 % du chiffre d’affaires du groupe mais a enregistré l’année dernière, en pleine crise du logement, un chiffre d’affaires en hausse de 25 %, à 270 millions d’euros, porté par la forte dynamique de croissance du parc des activités de coworking (+ 16 nouveaux sites et une hausse de près de 24 000 des mètres carrés gérés) et des taux d’occupation toujours élevés, tant sur les espaces de coworking (96 %) que sur les résidences étudiantes (97 %). "Nous visons 10 à 12 % du chiffre d’affaires cette année sur le métier d’exploitation ", se projette-t-il.
Et l’immobilier opéré par Nexity est vaste. L’on compte Morning, spécialiste des espaces de travail clé en main à Paris, Hiptown, expert des bureaux flexibles partout en France. Dans le coliving, Studéa compte 120 résidences et est présent dans plus de 50 villes de France et en Suisse, tandis qu’Edénéa gère les résidences seniors. Enfin, Urban Campus, dont Nexity est présent au capital à hauteur de 40 %, gère des résidences pour jeunes actifs et bientôt pour des familles. "Conserver l’exploitation à la promotion est un vrai atout : d’abord parce qu’elle permet de rester au plus près des collectivités mais aussi d’un point de vue financier puisqu’elle permet de doubler la marge en associant, le temps de la promotion à celui de l’exploitation. Elle génère en outre une base de revenus sur stocks et non sur le flux ", souligne Jean-Claude Bassien.
Sans compter que le marché serait aujourd’hui largement sous-pénétré. "Sur le coworking par exemple, il s’agit encore d’un marché immature, essentiellement axé sur les start-ups et les TPE", poursuit-il. Par ailleurs, concernant les résidences étudiantes (7 % du marché total adressable en France), beaucoup d’investisseurs institutionnels seraient de plus en plus intéressés par ce segment. "Et qui essayent de structurer leur propre exploitation sans pour autant que cela fonctionne. L’exploitation est une expertise qui ne s’improvise pas", ajoute Fabrice Aubert, directeur général adjoint de Nexity précisant "qu’au contraire, le métier de promoteur-exploitant permet de regarder toute la chaîne de création de valeur de A à Z, ce qui est essentiel pour les investisseurs".
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