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Feuilleton de l'été / Céline Lazorthes / Portrait / Leetchi

Feuilleton de l'été
Céline Lazorthes / Portrait / Leetchi

Céline Lazorthes, la boulimique de l’entrepreneuriat

La jeune femme a créé Leetchi à 26 ans et fait de l’entrepreneuriat une vocation qu’elle voudrait plus largement suivie par les femmes.
Céline Lazorthes
Céline Lazorthes

A 35 ans, c’est sûr qu’elle en a fait des choses, Céline Lazorthes. Associant simultanément les études et les incursions dans le monde professionnel, elle commence par une formation au sein de l’école d’ingénieurs Epita avant de rejoindre l’Institut Léonard de Vinci pour un DESS Internet et gestion des médias. "J'ai eu du mal à trouver les études qui me convenaient vraiment", a-t-elle confié un jour. En parallèle de ses études, Céline travaille pour l’agence DDB où elle participe notamment aux réflexions d’acquisition de clients. Avant de retrouver les plaisirs de la vie étudiante en intégrant HEC.

Mais très vite, le "démon" de l’entrepreneuriat la taraude tellement qu’elle finit par créer, à 26 ans, Leetchi.com, pionnier européen des cagnottes en ligne. Prompte à s’engager, elle milite notamment pour la formation professionnelle et l’égalité hommes-femmes. Son autre cheval de bataille : l’entrepreneuriat. "Les jeunes ne rêvent plus d’aller travailler dans les grands groupes mais d'être acteur de leur destin", aime-t-elle proférer. Ce qu’elle a, effectivement, très largement appliqué dans sa vie et avec quel succès ! Rapidement, Céline a convaincu plusieurs fonds d’investissement, dont celui de Xavier Niel, de mettre la main à la poche. Six ans après la création de l’entreprise, elle intéressait déjà un mastodonte bancaire en la personne de Crédit Mutuel Arkea. L’établissement breton lui a fait un chèque de 50 millions d’euros pour prendre le contrôle et apporté 10 millions d’euros supplémentaires pour permettre à Leetchi de pousser plus avant ses projets en France mais aussi à l’étranger.

Aujourd’hui Céline Lazorthes est toujours actionnaires à 14% de la société et a conservé toutes ses prérogatives managériales. "En témoignant de mon expérience, je veux donner envie aux femmes de se lancer. Le plafond de verre est surtout psychologique, estime-t-elle. Bien sûr, certains ne m'ont pas prise au sérieux. Mais pendant qu'ils me sous-estimaient, je prenais une longueur d'avance". De quoi, en effet, faire des émules.

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