Feuilleton de l'été / Bris Rocher / Yves Rocher / Portrait
Feuilleton de l'été
Bris Rocher / Yves Rocher / Portrait
Bris Rocher, le tout jeune héritier
Lui qui se voyait pianiste de jazz a très vite dû changer ses projets. Après la mort prématurée de son père, d’un accident de ball-trap, le petit fils du génial fondateur du groupe de cosmétiques Yves Rocher s’est effectivement retrouvé aux premières loges pour diriger l’entreprise. L’aîné des 8 petits enfants du patriarche avait été "choisi" pour reprendre, à terme le flambeau. D’où sa nomination, dès 2003, à l’aube de ses 25 ans, à la vice-présidence du groupe en vue de succéder à son grand-père. Il assumera alors la responsabilité de la prospective, des ressources humaines, de l'audit interne, de la gestion des risques, ainsi que du développement du groupe en Asie. En 2006, il est nommé directeur général du groupe. Il met alors en place une nouvelle organisation, par marchés, afin de remettre les marques au centre de la stratégie de la firme. Il engage en parallèle, en collaboration avec Stéphane Bianchi, directeur général délégué du groupe, un plan de transformation et de modernisation de la marque. Il n’aura, ensuite, pas vraiment le temps de s’impatienter puisque dès 2009, il accède à la présidence, à la suite du décès d’Yves Rocher à l’âge de 79 ans.
Tout autant passionné d'équitation, de plongée sous-marine, de guitare et d'art contemporain, Bris Rocher a donc dû rapidement apprendre. Et ce, à une période cruciale où, après des débuts fulgurants, la société commençait à subir de plein fouet une rude concurrence, liée à l’engouement pour les produits bio. Avec le double challenge de revaloriser l’image de la marque en faisant appel à des pros du marketing tout en continuant de proposer des prix bas, de manière à concurrencer toutes les grandes marques de luxe venues se positionner sur ce créneau.
Ce qu’il s’est acharné à faire depuis son arrivée aux manettes de l’entreprise, aidé en cela par toute la famille, très proche et toujours là pour le seconder. "Je ne panique pas devant mes responsabilités. Je les assume, c’est tout. Nous avons pour nous de très belles marques. Mais il faut redonner à Yves Rocher le côté militant qui a fait son succès", se plaît à dire ce jeune patron. Un challenge qui lui va plutôt bien, le groupe s’étant surtout attelé ces dernières années à développer ses différentes marques (dont celle du groupe textile Petit Bateau) mais aussi son activité à l’international.
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