Régis Turrini arrive chez Deloitte
Deloitte annonce l’arrivée de Régis Turrini, 58 ans en tant que senior advisor. "Fort d’une expérience de 30 ans dans le droit et la finance avec une expertise en stratégie et développement dans le domaine de l’industrie, particulièrement dans les TMT (Technologies, Médias, Télécommunications), la défense et l’énergie, il rejoint la firme afin de conquérir de nouveaux comptes dans ces secteurs d’activités", fait valoir le communiqué publié aujourd'hui. Régis Turrini sera rattaché à Sami Rahal, CEO de Deloitte France.
Avocat de formation, cet expert au carnet d’adresses très fourni, est passé par les bancs de l’IEP de Paris, avant d’intégrer l’ENA (promotion Liberté-Égalité-Fraternité, 1987-89, la même que Jean-François Copé ou encore Nicolas Dupont-Aignan). Après plusieurs expériences dans le monde juridique, il devient associé-gérant d'Arjil & associés banque (groupe Lagardère) de 2000 à 2002 puis rejoint Vivendi. Au cours de cette expérience, il vendra notamment Numericable, alors filiale de Canal+, à Patrick Drahi et rachètera la part complète de Vivendi dans SFR auprès de Vodafone. Au sein du groupe emmené alors par Jean-Bernard Lévy, il occupera de nombreux postes dont celui de Senior Executive Vice President et Head of mergers & acquisitions de 2012 à 2014.
Puis, en 2014, porté par Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Économie, Régis Turrini devient commissaire aux participations de l’Etat. Poste où il travaillera notamment sur le dossier Areva. En 2016, il rejoint le groupe Altice SFR en tant que secrétaire général, en charge notamment de la régulation, des relations publiques, de la communication, de la direction juridique et des affaires générales, et devient en parallèle président de la Fédération Française des Télécommunications. Pour mémoire, afin d'endiguer la chute de son cours, le groupe de Patrick Drahi a connu un certain nombre de réorganisations entre 2017 et début 2018. C'est durant cette période tumultueuse que le départ de Régis Turrini avait été annoncé pour mars par plusieurs médias. Selon Le Monde, Régis Turrini "rêvait depuis le départ d'un poste ayant un caractère plus stratégique et plus international". Or Altice se concentrait alors sur la réduction de sa dette plutôt que sur de nouvelles acquisitions.
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