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L'Oréal / Jean-Paul Agon

L’Oréal ne connaît pas le ralentissement chinois

Le leader mondial des cosmétiques a publié sa plus forte croissance en 11 ans et une marge d’exploitation record, grâce au dynamisme de ses marques de luxe. Tout comme LVMH, il a échappé au ralentissement chinois, ce qui pourrait inciter Nestlé à rester actionnaire d’un actif très rentable.
Jean-Paul Agon - L’Oréal
Jean-Paul Agon - L’Oréal

"La force du modèle L’Oréal c’est d’avoir une croissance supérieure à celle de l’économie et du marché des cosmétiques", a déclaré Jean-Paul Agon dans les colonnes du Figaro, à l’occasion de la publication des résultats annuels du groupe. Et c’est bien ce modèle qui a encore fait des étincelles l’an passé, puisque le leader mondial de la beauté a fait état d’une croissance de 7,1 % de son chiffre d’affaires à périmètre et change constants, soit un niveau record depuis 2007. Et cela, grâce à l’accélération enregistrée en fin d’année, où la croissance organique a même atteint 7,7 %.

Ce dynamisme a été porté par la division de luxe du groupe, qui a bondi de 14,4 % alors que l’appétit chinois sur ses grandes marques ne semble pas s’essouffler, loin s’en faut. Les marques Lancôme, Armani, Yves Saint-Laurent et Kiehl’s ont toutes passé le milliard d’euros de revenus, et même les 3 milliards pour Lancôme, et ont toutes grimpé à deux chiffres en 2018. Le pôle cosmétique active, où figurent les marques La Roche Posay ou Vichy, n’est pas en reste puisqu’il affiche "sa plus belle progression depuis dix ans", en hausse de 11,1 % sur l’exercice. Tandis que la division grand public, la plus importante du groupe mais qui pâtit du ralentissement en France, au Royaume-Uni et au Brésil, a sauvé la mise, en hausse de 2,5 % sur l’année. Enfin, les produits professionnels ont aussi redressé la barre en fin d’année, finissant dans le vert de 2 % en organique en 2018.

Et ce sont toujours les Asiatiques, et en particulier les Chinois, qui sont les consommateurs les plus enthousiastes des produits L’Oréal, avec des chiffres de croissance en Asie Pacifique (+24,1 % en comparable en 2018) à faire pâlir d’envie. Les revenus de la zone dépassent même désormais l’Amérique du Nord, juste derrière l’Europe de l’Ouest. Et Jean-Paul Agon semble tout aussi optimiste sur 2019. "Nous réalisons un très bon début d'année, nous ne voyons aucun ralentissement, ni en Chine ni ailleurs", a-t-il ainsi déclaré. Le groupe a particulièrement bien performé du côté de l'e-commerce, qui bondit de 11 % en 2018 même s’il ne représente encore que 11 % du chiffre d’affaires du groupe.

Enfin, L'Oréal a mis à profit cet environnement porteur pour améliorer encore sa rentabilité, et la marge opérationnelle 2018 atteint un record historique à 18,3 %. Sur l'année, le groupe a enregistré un bénéfice net en hausse de 8,8 % à 3,89 milliards d’euros, ce qui lui a permis de relever d’autant son dividende à 3,85 euros par action. De quoi satisfaire son actionnaire de référence Nestlé, lui-même aux prises avec l’activiste Third Point qui souhaite lui faire vendre sa part dans le groupe de cosmétiques. "Je suis très serein, les relations avec Nestlé sont excellentes", a fait valoir Jean-Paul Agon. Car il vient d’apporter à son actionnaire suisse le meilleur argument pour défendre sa présence au capital : un rendement de premier plan.

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