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Banques / Crédit Agricole / Deutsche Bank / Raffeisen / Citigroup / Troika

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Blanchiment d'argent : le nouveau scandale

Au cours de l'année écoulée, les banques nordiques ont été confrontées à un torrent d'accusations de blanchiment d'argent liées à leurs unités baltes peu surveillées. Voilà un nouveau scandale qui vient éclabousser la Deutsche Bank, Raiffeisen et Citigroup. La rumeur circule également que Crédit Agricole fait partie des contreparties à ces opérations.
Trafic - blanchiment d’argent - fraude fiscale
Trafic - blanchiment d’argent - fraude fiscale

L’Organisation pour le signalement du crime organisé et de la corruption (OCCRP) vient de publier un nouveau rapport qui éclabousse de nombreuses banques européennes. Fondée il y a plus de dix ans, cette organisation connecte 45 centres d’investigation à but non lucratif dans plus de 30 pays. Son but, “renverser la vapeur en matière de corruption et renforcer la responsabilisation en dénonçant les abus de pouvoir”.

Le Zorro de la corruption a encore frappé hier, en publiant les résultats détaillés d’un vaste système de blanchiment d’argent transnational qui a permis à des politiciens corrompus, hommes d’affaires fortunés et proches de Vladimir Poutine d’investir secrètement leurs millions dans des maisons de luxes et des jets privés au Belize, aux Seychelles, aux îles Vierges britanniques, sans oublier le Panama. Mais aussi d’acquérir secrètement des actions dans des entreprises publiques, payer des factures médicales onéreuses, etc.

Baptisé le réseau “Troika Laundromat” en référence aux laveries automatiques - et blanchisseries qui lui sont liées… -, son cerveau et opérateur ne sont autres que l’ancienne plus grande banque d’investissement privé de Russie, la Troika Dialog rachetée par la Sberbank en 2012, le plus grand prêteur public du pays. L’OCCPR estime la fraude totale à 470 milliards de dollars blanchis par 1,3 million de transactions touchant directement ou indirectement 238.000 entreprises. “Pour se protéger, les gens riches derrière ce système ont utilisé l'identité de personnes bien plus modestes comme signataires involontaires dans les sociétés offshore secrètes qui géraient le système”, peut-on lire dans le rapport.

Les journalistes en charge de l’enquête concluent finalement que quatre éléments essentiels sont nécessaires pour construire une laverie automatique. D’abord il faut se munir d’une banque avec de faibles normes de conformité anti-blanchiment d'argent (la Troika Dialog) ; ensuite d’un labyrinthe de sociétés offshore secrètes ; des directeurs de procuration et des actionnaires pour les sociétés et les comptes ; enfin des agents de formation qui peuvent rapidement créer, maintenir et dissoudre les sociétés offshore si nécessaire.

Parmi les contreparties à ces opérations, les auteurs mentionnent Citigroup Inc, Raiffeisen et Deutsche Bank (encore). Une information absente du rapport mais communiquée par la Tribune de Genève - et reprise par Les Échos - relève l’implication de Crédit Agricole par sa filiale de banque privée Indosuez. Elle aurait reçu 500 virements pour environ 150 millions de dollars entre 2005 et 2012.

Contactée par WanSquare, l’une des porte-parole de la banque a déclaré : “Indosuez Wealth Management respecte les règles relatives à la lutte anti blanchiment. Par ailleurs, Indosuez Wealth Management va bien au-delà de la réglementation en matière fiscale et n’ouvre de compte qu’à des clients qui résident dans un pays qui a annoncé son adhésion au mécanisme d'Échange Automatique d’information. S’agissant de ce dossier, Indosuez Wealth Management a rempli toutes ses obligations relatives à la gestion de la lutte contre le blanchiment.”

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