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Banques / UBS / Barclays / royal bank of scotland / Citigroup / JPMorgan / mufj / Crédit Suisse / Union européenne / Amende

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UBS / Barclays / royal bank of scotland / Citigroup / JPMorgan / mufj / Crédit Suisse / Union européenne / Amende

Ces traders pris la main dans le sac

Ils se sont fait appeler Two and half men ou Banana Split et ont déjoué les règles antitrust du trading pendant des années. Comme c’est souvent le cas, une banque échappe aux amendes par la dénonciation des autres bandits.
Trader en salle des marchés
Trader en salle des marchés

Pendant six ans quelques traders des banques UBS, Barclays, Royal Bank of Scotland (RBS), Citigroup, JPMorgan et Mitsubishi UFJ (MUFJ) ont déjoué les règles antitrust sur le marché des changes. Ils se sont fait appeler Two and a half men, Banana Split ou encore Essex Express’n the Jimmy (tous les brigands vivaient dans le comté de l’Essex au Royaume-Uni, sauf Jimmy !).

Ces traders Forex qui entretenaient parfois des relations très proches ont échangé entre 2007 et 2013 des informations sensibles et ont coordonné leurs stratégies sur des forums de discussions de  “professionnels” en ligne. Ils discutaient de leurs positions de risques, des spreads et de l’encours des ordres de leurs clients.

Contrairement à UBS qui bénéficie d’une immunité totale pour avoir révélé l’existence des ententes, toutes les autres banques écopent d’une amende cumulée d’1,7 milliard d’euros. Dans le détail, Citigroup a été frappé de la plus lourde amende de 311 millions d'euros, suivi par RBS avec 249 millions d'euros, JPMorgan avec 229 millions d'euros, Barclays avec 210 millions d'euros et MUFG avec 70 millions d'euros. A l'exception de MUFG, elles ont toutes demandé la clémence, ce qui a permis de réduire les amendes de 10 à 50 %.

Cet argent va directement dans les caisses de l’Union européenne sans qu’il soit destiné à des dépenses particulières. Mais les contributions des États membres au budget général pour l’année suivante sont réduites en conséquence. In fine, les contribuables européens peuvent se réjouir de voir figurer l’une de leur banque parmi les coupables… L'Union européenne a déclaré par ailleurs qu'il y avait une autre enquête impliquant le Credit Suisse, concernant "une infraction présumée qui aurait pu avoir lieu dans un autre salon de discussion", mais elle a refusé de fournir des détails supplémentaires.

 

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