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marianne lake jennifer papsziak

Banques / JPMorgan / CEO / CFO / Wall Street / Parité/Femmes

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JP Morgan : enfin l’avènement d’une femme CEO ?

La banque américaine a procédé à deux nominations importantes : la CFO Marianne Lake prend en charge la banque de prêt aux consommateurs, tandis que Jennifer Piepszak, qui était responsable des cartes de crédit, devient directrice financière. Deux profils qui sont désormais en première ligne pour succéder à Jamie Dimon.
Jamie Dimon - JP Morgan
Jamie Dimon - JP Morgan

Alors que le nombre de femmes CEO du S&P 500 ne cesse de reculer pour ne représenter que 5 % de l’indice, les espoirs se portent aujourd’hui vers la plus grande banque américaine. Et pour cause : JP Morgan a annoncé hier deux nominations emblématiques, qui relancent les spéculations sur la possible succession de Jamie Dimon.

Tout d’abord, la promotion de la CFO Marianne Lake, qui va prendre en charge l’activité phare de prêts aux consommateurs, qui englobe les cartes de crédit, les prêts hypothécaires ou automobiles. À 49 ans, cette femme est entrée chez JP Morgan en 1999 et a gravi les échelons pour devenir directrice financière, mais il lui manquait une expérience concrète de direction d’une branche majeure de la banque, ce qui est désormais le cas. L’activité est en outre la planche de salut des banques de Wall Street à l’heure actuelle, alors que le trading et la gestion d’actifs font triste mine depuis plusieurs trimestres : ses profits ont grimpé de 19 % à 3,96 milliards de dollars au premier trimestre.

Simultanément, Jennifer Papsziak, qui était à la tête des activités de cartes de crédit, est quant à elle nommée directrice financière à la suite de Marianne Lake. Après 25 ans au sein de la plus grande banque mondiale, dont elle a dirigé l’activité de banque pour les entreprises et été CFO des prêts hypothécaires, cette femme de 49 ans fait aussi office de candidate naturelle lorsque se posera la question de la succession de Jamie Dimon.

Car l'une des dernières réponses du CEO sur le sujet a relancé les spéculations. Interrogé sur le timing de son départ à la retraite lors de la journée investisseurs en février dernier, il a répondu : "cinq ans. Peut-être même quatre, maintenant." A 63 ans, ce dernier est certes dans une position confortable, puisqu’il est le seul patron de l’époque Lehman Brothers encore en place et a réussi à faire de sa banque l’une des grandes gagnantes de la crise.

Mais ce calendrier signifie aussi que les deux présidents et co-COO nommés début 2018, Gordon Smith (en charge de l’activité consommateurs) et Daniel Pinto (banque corporate et d’investissement), qui ont respectivement 59 et 55 ans, pourraient être trop âgés pour prendre la suite de Jamie Dimon dans cinq ans. Ce qui place les deux femmes promues ce mercredi en pole position pour prendre le rôle tant convoité de CEO de JP Morgan. L’opinion publique et les politiques appellent en tout cas cela de leurs vœux : lors d’une audition devant le comité services financiers de la Chambre des Représentants la semaine dernière, les députés ont demandé aux CEO de Wall Street si une femme pourrait les remplacer. Aucun ne s’est prononcé favorablement.

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