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Publications, Résultats / JPMorgan / Banque / Wall Street / Publication des résultats

Publications, Résultats
JPMorgan / Banque / Wall Street / Publication des résultats

Pourquoi JP Morgan gagne plus de 15 milliards de dollars en Bourse

La banque américaine a ouvert le bal des publications trimestrielles à Wall Street et annoncé un résultat net en hausse de 5 %, porté par le dynamisme de sa banque de détail. Si la banque d'investissement est à la peine, les marchés sont rassurés sur l'économie US.
Jp Morgan
Jp Morgan

JP Morgan et Wells Fargo ont été les deux premières banques de Wall Street à publier leurs résultats trimestriels ce vendredi, et elles ont toutes deux fait mieux que le consensus, ce qui a rassuré les marchés. En particulier JP Morgan, dont le titre bondit de près de 4 % ce vendredi matin, soit un bond de plus de 15 milliards de dollars de capitalisation boursière.

La plus grande banque mondiale en termes d’actifs a ainsi publié des revenus en hausse de 4,3 % à 29,12 milliards de dollars, alors que le consensus attendait 28,44 milliards selon Refinitiv. Le résultat net s’établit quant à lui à 9,12 milliards de dollars (+5,4 %), soit 2,65 cents par action alors que les analystes ne tablaient que sur 2,35 cents. "Malgré l’incertitude géopolitique mondiale, l’économie américaine continue à grossir, l’emploi et les salaires augmentent, l’inflation est modérée, les marchés financiers sont sains et la confiance des consommateurs et des entreprises reste forte", a ainsi déclaré Jamie Dimon, le CEO de la banque, avec satisfaction. Après un dernier trimestre 2018 peu reluisant, première fois qu’elle faisait moins bien que le consensus après 15 trimestres, la banque a donc redoré son blason.

Mais ces chiffres masquent une réalité contrastée. Car au cours du premier trimestre, les résultats ont été essentiellement tirés par la banque de retail, où les profits ont bondi de 19 % à 3,96 milliards de dollars. Les volumes de prêts aux consommateurs ont progressé de 3 %, mais aussi les précieuses marges sur ces produits, à l’exception des prêts hypothécaires, dont les revenus ont baissé de 11 %.

A l’inverse, la banque d’investissement a en revanche été à la peine, comme c’est le cas depuis plusieurs trimestres pour les banques de Wall Street. Si JP Morgan est parvenu à engranger des revenus en hausse de 10 % dans cette division, le trading n’a pas échappé au marasme ambiant, où les revenus ont baissé de 17 %, aussi bien en raison du fixed income (-18 %) que du trading actions (-14 %).

Néanmoins, les investisseurs ont été largement soulagés par cette publication, qui montre que JP Morgan - comme probablement ses pairs – continue à bénéficier de la dernière hausse de taux décidée par la Fed en décembre dernier. Et que même si la banque centrale américaine a depuis décidé d’arrêter le resserrement monétaire, ce qui a largement impacté les titres bancaires notamment en raison de l’inversion de la courbe des taux, aucun signal ne pointe vers une récession, ou un ralentissement soudain de l’économie. Au contraire, JP Morgan continue à investir sur le long terme, dans des agences pour couvrir toute la population US d’ici 2022, ou avec le lancement d’une cryptomonnaie, alors que Jamie Dimon l’avait assimilé à une "fraude" il y a 18 mois.

En tout état de cause, les prochaines publications des concurrentes de Wall Street en début de semaine prochaine seront scrutées de près pour confirmer ce diagnostic positif sur l’économie américaine.

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