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Politique économique / Angela Merkel

Politique économique
Angela Merkel

Allemagne, "presque une année de perdue"

Outre-Rhin, la presse dresse un bilan amer un an après la mise en place – laborieuse – de la dernière coalition d'Angela Merkel.
Angela Merkel
Angela Merkel

"Une année de GroKo [grande coalition, ndlr] ou presque une année de perdue". Le Handelsblatt dresse un bilan sans pincettes de la politique menée par la Chancelière Angela Merkel et son gouvernement. "Le 12 mars 2018, les partenaires de l'Union et du SPD ont signé un traité de coalition", rappelle le quotidien, qui estime qu'en un an, Angela Merkel a continué son style pour sa 4ème coalition. "Elle essaie de rester en dehors des bas-fonds de la politique quotidienne. Mais cette année a révélé de plus en plus clairement ce qui se pressentait déjà : son principe atteint de plus en plus ses limites et sa nature hésitante aggrave les conflits". "Au moins trois fois la coalition a failli imploser" se rappelle pour sa part la Sueddeutsche Zeitung, qui titre son analyse "nous nous séparons, nous ne nous séparons pas", décrivant "une année pleine de crises pour le gouvernement". Le Handelsblatt les liste, citant, par exemple, l'été dernier, le conflit autour de la politique d'asile entre Horst Seehofer et la chancelière avait déjà failli mettre fin à la coalition.

Pendant ce temps, les projets européens d'Emmanuel Macron continuent à être commentés sur la scène internationale. Le Spiegel, qui estime que Annegret Kramp-Karrenbauer est "déjà presque Chancelière", s'intéresse à son positionnement sur l'UE rapportant les réactions de la cheffe de la CDU au manifeste d'Emmanuel Macron, ce week-end, dans le Welt am Sonntag. Si elle le soutient sur les politiques de sécurité et migratoire, "elle refuse un super-état", rapporte le Welt, en introduction à la tribune de la représentante politique allemande, intitulée "Faisons l'Europe comme il faut" (et disponible aussi en français sur le site de la CDU). AKK y réaffirme son soutien à l'Europe, qu'elle voit comme "une réussite incomparable". Elle insiste sur l'importance d'un "marché intérieur des banques" et d'un système de subsidiarité. Cependant, en contre-pied à Emmanuel Macron, elle soutient que : "Le centralisme européen, l'étatisme européen, la communautarisation des dettes, l'européanisation des systèmes de protection sociale et du salaire minimum seraient la mauvaise voie". Si elle défend la nécessité d'un travail de coopération, elle insiste : "Aucun super-état européen ne saurait répondre à l'objectif d'une Europe capable d'agir. Le fonctionnement des institutions européennes ne peut revendiquer aucune supériorité morale par rapport à la coopération entre les gouvernements nationaux. Refonder l'Europe ne se fera pas sans les États nations".

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a lui aussi réagi, rapporte le Spiegel, considérant le plan de Macron comme "utopique" et "remettant en question les propositions de réformes du président français". Ses critiques s'attaquent notamment à l'idée d'un salaire minimum commun à toute l'UE ou à celle d'une mutualisation des dettes, se rapprochant ainsi de la vision d'AKK.

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