Les nouveaux membres du collège de l’Autorité de la concurrence nommés
L’Autorité de la concurrence se présente comme une institution collégiale. Elle intervient – après avoir été saisie ou s’être autosaisie – sur les pratiques anticoncurrentielles. Depuis le début de l'année, l’autorité s’est prononcée sur la distribution automobile, le secteur des vins et spiritueux, celui du travail temporaire ou encore de l’audiovisuel. Et ce mois-ci, le collège a été partiellement renouvelé. Ces membres exercent pour cinq d'entre eux, des mandats de deux ans et demi et pour six d'entre eux des mandats de cinq ans.
Il s'agit en outre de la première fois que seront mises en œuvre les dispositions issues d'une ordonnance de 2015 qui prévoit une stricte parité entre les hommes et les femmes au sein des membres nommés en qualité de magistrats, d'une part, et au sein des membres issus du monde économique, d’autre part. Jusque-là, le collège de l'Autorité était composé de 6 hommes et 11 femmes. Ledit collège est formé par des représentants des institutions ou des personnes choisies pour leurs compétences en matière économique ou en matière de concurrence et de consommation. En tout, 10 personnes ont été nommées, trois renouvelées, tandis que trois poursuivent leur mandat (la présidente et deux vice-présidents).
Pour ce qui est des institutions, on retrouve Séverine Larere, maître des requêtes au Conseil d’État. En revanche, les autres représentants évoluent. Irène Luc, présidente d’une chambre à la Cour d’appel de Paris, spécialisée en concurrence et distribution, va arriver au collège dont elle deviendra l'une des quatre vice-présidents. Font également leur entrée : Christophe Strassel, conseiller maître à la Cour des comptes et Savinien Grignon-Dumoulin, avocat général à la Cour de cassation.
Par ailleurs, il y a toujours un représentant de la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie. C’est son président, Jean-Yves Mano, qui siège dorénavant au collège. Un professeur de droit est également présent, en la personne de Catherine Prieto, qui œuvre à l’université Paris 1, ainsi que Jérôme Pouyet, qui enseigne à l’ESSEC. Il y a également Henri Piffaut, administrateur à la Commission européenne, qui prend par ailleurs le titre de vice-président. Ce dernier était jusqu’ici conseiller spécial de Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence.
Enfin, pour ce qui est des personnes exerçant ou ayant exercé dans le secteur de la production, de la distribution, de l’artisanat, des services ou des professions libérales, reste présente Sandra Lagumina, ex-Engie désormais directrice générale en charge de la gestion des actifs de Meridiam. Mais aussi Marie-Laure Sauty de Chalon, présidente de Factor K, ancienne patronne d’aufeminin.com. En revanche, côté avocats, Olivier d'Ormesson est remplacé par Laurence Borrel-Prat du cabinet Borrel Avocats. Laquelle participe régulière aux modifications législatives ou réglementaires liées au droit de la concurrence.
Deux nouveaux profils sont également nommés membres du collège. Il s’agit de Valérie Bros, récemment devenue secrétaire générale de Plastic Omnium, et d’Alexandre Menais, vice-président exécutif et secrétaire générale d’Atos. Valérie Bros, conseillère référendaire à la Cour des comptes, œuvrait jusque-là en tant que chargée de mission auprès du secrétaire général d’EDF, Pierre Todorov. Pour sa part, Alexandre Menais a débuté sa carrière en tant qu’avocat. Après avoir occupé des fonctions juridiques chez eBay, il rejoint Atos en 2011. Il est notamment en charge des M&A et du développement, ainsi que du département juridique, conformité et gestion des contrats.
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