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Evenements / PSA / Fiat-Chrysler / Fusion / Autorité de la concurrence

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PSA / Fiat-Chrysler / Fusion / Autorité de la concurrence

Fiat - PSA : et si l'autorité de la concurrence disait "non"

Ne pas confondre vitesse et précipitation. Le Français et l'Italo-Américain n'ont aucun intérêt à tomber dans le même piège qu'Altice et SFR, qui s'étaient vite fait rattraper par la patrouille en engageant plus vite que prévues les démarches de fusion il y a trois ans. 
Autorité de la concurrence
Autorité de la concurrence

Souvenez-vous. Il y a trois ans mardi 8 novembre 2016, Altice Luxembourg - la maison mère du Groupe - et SFR Group écopaient conjointement d'une amende de 80 millions d'euros pour avoir anticiper le feu vert de l'Autorité de la concurrence à la fusion SFR-Numericable en 2014. 

"C'est comme si un constructeur commençait à construire un immeuble avant même d'avoir un permis de construire", avait souligné à l'époque Isabelle de Silva, la présidente du gendarme de la concurrence. Numericable et SFR auraient dû respecter une "période suspensive" entre le 5 juin et le 30 octobre, date de l'autorisation définitive de l'opération par l'autorité, pendant laquelle ils avaient le droit de discuter mais pas de travailler directement à la fusion.

Or, pour Fiat et PSA dont la fusion vient d'être approuvée par le comité de groupe européen - une formalité -, il ne faudrait pas non plus confondre vitesse et précipitation. Dans un communiqué interne, PSA aurait déjà donné quelques indications à ses salariés et surtout, constitué neuf groupes de travail dont l'objectif est bien de travailler sur les synergies de groupes pour espérer signer un accord engageant dans les prochaines semaines. Autrement dit, les deux parties prenantes seraient déjà en train d'analyser les points essentiels entre le commercial et le financier, entre autres. Ce qui veut dire qu'avant même l'aval de l'Autorité de la concurrence, le Groupe français et le Groupe italo-américain se mettent chacun à nu sur leurs stratégies respectives. 

Les deux groupes doivent de fait encore attendre le feu vert des autorités régulant la concurrence dans des dizaines de pays, le sujet de vigilance étant bien sûr l'Europe, là où les deux constructeurs sont les mieux implantés. À ce sujet, Carlos Tavares s'est dit "prêt à faire toutes les concessions nécessaires". 

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