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Pourquoi Fiat a choisi Renault

Fusions, Acquisitions / Fiat-Chrysler / Renault-Nissan / John Elkann / Jean Dominique Senard

Fusions, Acquisitions
Fiat-Chrysler / Renault-Nissan / John Elkann / Jean Dominique Senard

Pourquoi Fiat a choisi Renault

Le constructeur turinois a formulé une offre de rapprochement aux actionnaires de Renault. Car, selon lui, le nouvel ensemble aurait une forte présence dans des régions et des segments clés du marché automobile, avec un portefeuille de marques complémentaire. De surcroît le nouveau groupe serait bien placé pour faire face aux enjeux de la transformation de cette industrie, avec la voiture électrique, la voiture autonome et la voiture connectée.
Renault
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Selon les informations que WanSquare et la Lettre de l’Expansion se sont procurées, Fiat Chrysler Automobiles a bien proposé tôt ce matin à Renault une fusion de 32,6 milliards d'euros qui transformerait complètement l'industrie automobile mondiale et donnerait un nouveau souffle à l'alliance du constructeur automobile français avec Nissan. Une société néerlandaise détiendrait à la fois FCA et Renault. Celle-ci serait détenue à 50 % par les actionnaires de Fiat Chrysler et à 50 % par ceux de Renault, dont l’État français.

Le nouvel ensemble aurait un chiffre d'affaires annuel de près de 170 milliards d'euros pour un résultat d'exploitation de plus de 10 milliards d'euros et un résultat net supérieur à 8 milliards d'euros, selon le communiqué diffusé par FCA. En raison des différences de valeur de marché, à l’ouverture des marchés ce matin, les actionnaires de FCA recevraient un dividende de 2,5 milliards d'euros avant la clôture de l'opération. Ce qui constituerait une belle remontée de cash pour Exor, la holding des Agnelli.

La nouvelle entité pourrait réaliser des économies de plus de 5 milliards d'euros… supplémentaires par rapport aux synergies existantes de l'Alliance Renault-Nissan. Le groupe turinois estime à 1 milliard d'euros les synergies annuelles pour les partenaires Nissan et Mitsubishi de l'alliance de Renault, s’ils sont inclus dans cette opération de transformation. Les collaborateurs des deux groupes seraient assurés qu’il n’y aura aucune fermeture d'usines. Au contraire, il est question d'investissements dans des plateformes, des architectures, des groupes motopropulseurs et des technologies de véhicules communs au niveau mondial.

Le gouvernement français, qui a été informé de cette proposition spécifique vendredi dernier, s'est déclaré favorable à un accord pour autant qu'il soit propice au développement économique de Renault et évidemment aux salariés de Renault. Les postes de direction n'ont pas été divulgués dans la proposition de lundi. Toutefois, John Elkann, qui dirige Exor, le véhicule d'investissement de la famille Agnelli, devrait devenir président de la société combinée. Jean-Dominique Senard, président de Renault, pourrait devenir directeur général. Quant à Mike Manley, le patron britannique de la FCA, qui a remplacé Sergio Marchionne au pied levé en juillet dernier, il hériterait logiquement de la direction des opérations.

La parfaite complémentarité des deux groupes en termes de marques, de parts de marché, de technologies, d’alliances et de talents explique à elle seule pourquoi les discussions entre les deux groupes n’ont duré que trois semaines et ce qui a amené Fiat Chrysler à choisir Renault-Nissan.

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