WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Evenements / Renault / Carlos Ghosn / Thierry Bolloré / Jean Dominique Senard / Clotilde Delbos / Alliance / Nissan

Evenements
Renault / Carlos Ghosn / Thierry Bolloré / Jean Dominique Senard / Clotilde Delbos / Alliance / Nissan

Thierry Bolloré partira-t-il avec un parachute doré ?

Brutalement poussé vers la sortie par l'Alliance, las de voir circuler l'ombre Ghosn dans les couloirs, l'ancien directeur général de Renault Thierry Bolloré pourrait partir avec un chèque de plusieurs millions d'euros.
Jean-Dominique Senard - Thierry Bolloré
Jean-Dominique Senard - Thierry Bolloré

L'action Renault chute fortement en Bourse ce matin après que le constructeur automobile français a réduit ses prévisions de vente et de résultats pour 2019 hier. De nouvelles turbulences qui seront certainement discutées lors du Conseil d'administration qui se tient aujourd'hui, le premier depuis que l'ancien directeur général Thierry Bolloré a été sacrifié pour sauver l'alliance, remplacé à titre provisoire par Clotilde Delbos.

Les attitudes managériales de Thierry Bolloré, considéré comme une force perturbatrice par les dirigeants de Nissan, contrastaient avec la force tranquille et humaniste de Jean-Dominique Senart, dont certains pensent qu'il n'a pas agi assez vite pour se questionner sur Carlos Ghosn après son arrestation en novembre dernier pour de nombreuses malversations financières. 

Bref, maintenant que l'ancien député de l'ère Ghosn a été démis de ses fonctions, plusieurs questions se posent. Celle de savoir si le titre provisoire de Clotilde Debos évoluera vers une position plus stable, à moins que d'autres noms soient déjà dans les urnes. Il y a aussi la reprise des négociations pour un accord avec Fiat Chrysler que Madame Delbos qualifie désormais de très attractif. Par ailleurs, le départ de Thierry Bolloré pourrait servir de catalyseur pour rééquilibrer la structure du capital, alors que Nissan détient une participation sans droits de vote de 15 % dans le Groupe français et Renault détient 43 % des droits de vote de son partenaire japonais. Plus urgent encore, il y a la question de la rémunération de Thierry Bolloré, qui en se faisant officiellement débarquer, devrait toucher plusieurs rétributions.

D'abord, et en plus du salaire mensuel de 75.000 euros que le constructeur français lui verse chaque mois depuis son entrée en fonction le 24 janvier dernier, Thierry Bolloré pourra bénéficier ou non de la part variable. Ce qui dépend toutefois de l'atteinte des objectifs de performance qui lui ont été arrêtés, et qui dans tous les cas ne pourrait pas excéder 800.000 euros pour les huit mois et demi de bons et loyaux services, selon les calculs des Échos. Ensuite, une indemnité de non-concurrence qui vise à limiter la liberté du fantôme Ghosn, d'exercer après la rupture de son contrat des fonctions équivalentes chez un concurrent ou à son propre compte, limitée à deux ans de salaire maximum - partie variable comprise - soit 3,85 millions d'euros. Enfin, il y a les 50.000 actions maximum octroyées à l'ancien numéro deux. Au cours du titre à 11 heures 30 ce matin, soit 48,20 euros, cela représenterait un supplément de 2,41 millions d'euros. 

C'est pourquoi au total, le nouveau patron déchu, qui paye aujourd'hui son admiration pour l'ex numéro un et ses relations tendues avec Jean-Dominique Senard, pourrait partir au mieux, avec un chèque de 7,06 millions d'euros.

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article