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Renault approuvera la nouvelle gouvernance de Nissan

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Renault-Nissan : raccommodage sans passion

Finalement Renault devrait voter en faveur de la nouvelle gouvernance adoptée par Nissan, lors de l’assemblée générale du groupe mardi prochain. Et Jean-Dominique Senard devrait devenir vice-président du conseil d’administration du constructeur.
Jean-Dominique Senard
Jean-Dominique Senard

Après quelques semaines de suspense et de tension, liées sans doute aux bâtons que Nissan a mis dans les roues de Renault, lors de son projet de rapprochement avec Fiat Chrysler, les tensions semblent s’apaiser. La firme au losange votera bien mardi prochain en faveur de la nouvelle gouvernance de Nissan à l'assemblée générale du groupe japonais, les deux partenaires ayant trouvé un accord sur la représentation de Renault dans les puissants comités du conseil d'administration du constructeur nippon.

Le constructeur automobile français, premier actionnaire de Nissan avec une participation de 43,4 %, avait menacé le 10 juin de ne pas voter la réforme de la gouvernance de son partenaire si celui-ci n’acceptait pas que Renault siège à plus d’un comité. Nissan prévoyait à l’origine que seul Jean-Dominique Senard, président de Renault, puisse intégrer un des comités, et pas le directeur général Thierry Bolloré. Renault menaçait donc de s’abstenir à l’AG du 25 juin, ce qui aurait bloqué de fait l’adoption de la réforme, pour laquelle une majorité des deux tiers est nécessaire.

Nissan a finalement proposé hier que Jean-Dominique Senard siège au comité des nominations et Thierry Bolloré à celui de l’audit. Le groupe japonais a également annoncé qu’il proposerait Jean-Dominique Senard pour la vice-présidence de son conseil d’administration. La création des nouveaux comités de Nissan a été décidée après l’arrestation en novembre dernier au Japon de l’ancien patron du constructeur japonais et de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, accusé de malversations financières qu’il conteste.

Parce que le péché originel qui a entaché les relations entre Renault et Nissan est le résultat des malversations commises par un seul homme, Carlos Ghosn avec comme victimes aussi bien Nissan que Renault, il était aberrant que cette nouvelle gouvernance prive Renault de son rôle de principal actionnaire. Ce n’est pas parce que Carlos Ghosn est issu de Renault que la firme au losange doit porter tous les péchés du monde. Le problème de Renault, ce n’est plus Carlos Ghosn, c’est uniquement la présence de l’État à son capital, comme on l’a vu lors de la rupture des négociations avec Fiat-Chrysler obtenues à cause de l’interventionnisme forcené de Bruno Le Maire.

Jean-Dominique Senard qui avait pensé démissionner au lendemain de ce lâchage honteux de l’État-actionnaire reprend les choses en main. D’abord en renouant la confiance avec Nissan. En espérant que la famille Agnelli revienne s’asseoir à la table des négociations. Contrairement aux bruits qui ont couru sur la Place de Paris, entretenus par Bercy, il n’y a eu aucune tentative de Fiat de renouer avec Renault au cours des derniers jours. La plaie ouverte dans la nuit du 5 juin est encore loin d’être cicatrisée. Il a fallu six mois à Renault pour renouer la confiance avec Nissan. Peut-être en faudra-t-il autant à Fiat pour revenir voir la firme au losange.

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