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Carlos Ghosn

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Carlos Ghosn / Renault-Nissan

Carlos Ghosn et ses manies du complot

L’ex patron de Renault-Nissan, qui a été de nouveau placé en garde à vue jusqu’au 14 avril, a largement crié au complot hier sur LCI et TF1. Des complots il y en a peut-être. Des faits, il y en a sûrement.
Carlos Ghosn
Carlos Ghosn

Depuis le 19 novembre dernier, date de sa première arrestation, Carlos Ghosn crie au complot. D’abord c’était un complot de la part des dirigeants de Nissan. Ce qui n’était pas faux, puisqu’ils avaient monté un dossier sur lui. Ensuite c’était un complot du gouvernement japonais qui aurait été informé d’un projet de fusion entre Renault et Nissan.

Tous ceux qui ont approché un jour ou l’autre Carlos Ghosn savent qu’il est un peu parano. Peu de gens s’en souviennent. Mais en 2011, il était convaincu que les Chinois espionnaient Renault avec la complicité de trois cadres du groupe. Il était même allé l’expliquer au journal de 20 heures de TF1. Alors que l’enquête, faite avec l’aide des services secrets français, a démontré qu’il n’y avait absolument rien. Et comme, forcément, il ne pouvait pas s’être trompé il a fait sauter son second, Patrick Pelata, qui était un grand professionnel de l’automobile.

Carlos Ghosn a crié hier soir sur LCI et sur TF1 à nouveau au complot. Peut-être a-t-il des éléments dont nous ne disposons pas ? Mais il ne doit pas oublier qu’il y a aussi des faits. Chez Nissan les enquêteurs ont trouvé de nouveaux versements illégaux vers une société localisée à Oman. Avec ensuite des reversements à une société dirigée par la femme de Carlos Ghosn. Ce qui lui a permis de s’acheter un yacht. Chez Renault, à Boulogne, on a trouvé le même type de versements, à chaque fois pour environ 28 millions d’euros.

Alors c’est vrai l’enquête faite en France a été connue 24 heures avant la nouvelle garde à vue de Carlos Ghosn qui va le maintenir loin de tout jusqu’au 14 avril. Et selon nos informations il y a aujourd’hui un accord de fait entre l’Élysée et le Japon pour faire toute la lumière sur ces possibles malversations. Carlos Ghosn peut appeler ça un complot. En droit on parle plutôt d’entente judiciaire. L’ancien patron de Renault-Nissan avait sûrement dû lire ce livre d’un patron américain intitulé "Seuls les paranos survivent !". Mais lui sera peut-être l’exception à la règle.

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