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Hermès / Gucci / LVMH / Kering / Richemont
Hermès bat des records et ne voit pas de ralentissement
Dans le luxe, en Europe il y a trois grands groupes cotés. LVMH bien sûr, qui est la première capitalisation boursière de la zone euro avec une valeur proche de 185 milliards d’euros, il y a Kering, qui repose principalement sur Gucci et dont la valeur boursière est de 72 milliards d’euros. Enfin il y a Richemont dont la capitalisation est de 33 milliards de francs suisses, mais qui affiche un chiffre d’affaires de près de 14 milliards. De fait Hermès est toujours classé à part, parce que son chiffre d’affaires tutoie à peine les 6 milliards d’euros. Mais ces six milliards créent tellement de valeur que la capitalisation boursière du prestigieux sellier est désormais bien supérieure à 70 milliards d’euros, soit le double de Richemont, et joue au chat et à la souris avec celle de Kering.
Bien sûr le nom d’Hermès est magique. Bien sûr la bataille boursière que le groupe LVMH a menée il y a quelques années a accordé à la société une prime spéculative. Bien sûr, l’ancienneté de cette marque et sa solidité qui se traduit par un bilan sans dette et une trésorerie de 3,6 milliards d’euros suffisent à attirer l’investisseur le plus frileux. Mais le secret d’Hermès est de parvenir, quoi qu’il arrive à dégager une marge record qui constitue une forme de barrière contre toute sorte de concurrence. L’an passé le résultat opérationnel courant s’est ainsi élevé à 2,04 milliards pour un chiffre d’affaires de 5,97 milliards d’euros. Cela signifie qu’à chaque fois qu’Hermès vend pour cent euros de produit, le groupe réalise une marge de 34 euros. Ce qui est colossal. Quant à la marge nette, elle a encore grimpé d’un point et demi l’an passé pour atteindre 23,5 % avec un bénéfice net part du groupe de 1,4 milliard d’euros.
Pour autant le groupe ne connaît pas des taux de croissance de son activité comme Gucci peut en enregistrer. À l’exception de son activité bijouterie, art de vivre ou arts de la table qui enregistrent une progression de 20 % du chiffre d’affaires. En revanche le sellier affiche année après année une croissance de son activité et de ses résultats avec la régularité d’un métronome. Pour preuve autant LVMH et Kering ont attiré l’attention des investisseurs sur de possibles risques de ralentissement cette année. Autant Hermès confirme attendre un objectif de progression du chiffre d’affaires à taux constant ambitieux.
Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner que les objectifs les plus optimistes fixés par les analystes tant en termes de ventes, que de résultat et de cours de Bourse soient pulvérisés. Il ne faut pas davantage s’étonner que le cours de Bourse soit en hausse de 21 % depuis le début de l’année et de 30 % sur un an. Et il ne faudra pas s’étonner, si dans un an nous écrirons à nouveau, peu ou prou la même chose… !
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