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Airbus

Tom Enders s’éjecte d’Airbus avec un parachute en vermeil

Non seulement le patron d’Airbus a éliminé tous les managers de talent au sein d’Airbus. Non seulement il a placé le groupe dans le viseur de la justice américaine. Mais en plus il part avec un parachute doré de 36,8 millions d’euros. Au mépris des actionnaires et des salariés s’ajoute le scandale de l’inaction des administrateurs d’Airbus.
Thomas Enders - Tom Enders - Aribus
Thomas Enders - Tom Enders - Aribus

Nouveau scandale de rémunération. Et à nouveau il s’agit d’une entreprise qui a grandi et s’est épanouie grâce à l’État qui en possède encore 11 % du capital. Selon une estimation réalisée par le cabinet d'étude Proxinvest, le président exécutif d'Airbus Tom Enders devrait toucher une enveloppe de 36,8 millions d'euros à son départ à la retraite, le 10 avril prochain

Dans le détail, Tom Enders pourrait toucher 26,3 millions d'euros, somme provisionnée par Airbus pour ses années de retraite, des actions gratuites de performances évaluées à 7,3 millions d'euros et 3,2 millions pour une indemnité de non-concurrence d'un an. Airbus a confirmé à l'AFP la "cohérence" des "calculs théoriques" concernant la retraite, calculée sur 20 ans. Cela correspond à une rente annuelle de 1,31 million d'euros. Ne parlons pas des 3,2 millions de clause de non-concurrence qui l’empêche de travailler dans le secteur aérien pendant… un an.

Bien sûr Tom Enders part avec un beau cadeau fait par la Chine : une commande de 300 Airbus, dont personne n’a dit que la moitié seront construits dans l’Empire du Milieu. Bien sûr le cours de Bourse tutoie les plus hauts niveaux et est quatre à cinq fois supérieur au niveau auquel le groupe Lagardère a vendu sa participation. Mais l’avenir d’Airbus, tel que l’a préparé Tom Enders, est loin d’être un tapis de pétales de roses. Tout l’état-major de l’entreprise a été décapité. À commencer par Marwan Lahoud ou Fabrice Brégier qui ont co-construit ce groupe. Surtout Tom Enders a réussi à placer le groupe franco-allemand dans le viseur de la justice américaine à cause d’une vieille affaire de corruption. Une épée de Damoclès à plusieurs milliards d’euros qui tombera sur l’avionneur, quand son ex-patron aura déjà encaissé son parachute en vermeil.

Tout cela est évidemment scandaleux. Mais ce qui l’est plus encore, c’est le silence des grands actionnaires, des administrateurs et des États qui vaut approbation. C’est un mépris incroyable à l’égard des salariés, des petits actionnaires et des fournisseurs de cette belle entreprise.

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