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Publications, Résultats / EssilorLuxottica / Gouvernance / Fusion

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EssilorLuxottica : toujours sans direction mais les affaires continuent

Les problèmes de gouvernance n’empêchent pas EssilorLuxottica d’afficher une solide croissance au premier trimestre et de permettre au géant mondial de l’optique de confirmer ses objectifs annuels.
Essilor - logo
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EssilorLuxottica a annoncé ce mardi un chiffre d’affaires consolidé de 4,21 milliards d’euros au premier trimestre, en hausse de 7,5 % (et 3,7 % à taux de change constants), porté par la dynamique de la division verres et matériel optique d’Essilor et la vente au détail de Luxottica. Le groupe profite également de plusieurs lancements réussis de collections et poursuit ses innovations. Essilor a d’ailleurs déposé 285 demandes de brevets l’an dernier auprès de l’office européen des brevets, un nombre en hausse de 22 %, soit la plus forte progression dans le secteur de l’optique.

Le géant mondial de l’optique confirme par ailleurs ses objectifs, notamment sur les synergies liées à la fusion entre Essilor et Luxottica : entre 420 et 600 millions d’euros de résultat opérationnel au cours des cinq prochaines années. Pour la seule année 2019, EssilorLuxottica prévoit une croissance à change constant de 3,5 % à 5 % de son chiffre d’affaires.

Alors que le mariage "entre égaux" entre le français Essilor et l’italien Luxottica s’enlise, les résultats rassurent un peu. Mais en arrière-plan, la bataille du pouvoir fait toujours rage entre Leonardo Del Vecchio, patron de Delfin (premier actionnaire de Luxottica) et P.D-G du nouvel ensemble, et Hubert Sagnières, ancien P.D-G d’Essilor et désormais vice-P.D-G délégué. Les deux hommes sont dotés du même pouvoir et sont en poste jusqu’en mai 2021 au plus tard. Or ils s’accusent mutuellement de vouloir prendre le contrôle du nouveau groupe.

La fusion, finalisée en octobre 2018, a abouti à un blocage du conseil d’administration, composé de 16 membres, 8 proposés par Essilor et 8 par Delfin, empêchant toute majorité en cas de désaccord, bloquant notamment le recrutement d’un directeur général. Celui-ci qui devait être initié début 2019 se fait toujours attendre.

À la demande d'Essilor, le tribunal de commerce de Paris a désigné fin avril un mandataire ad hoc pour tenter de débloquer la situation. De leur côté, les autres investisseurs jouent des coudes pour avancer des solutions et certains proposent la nomination d’un ou deux administrateurs indépendants supplémentaires. La question de la gouvernance de l’entreprise sera sans aucun doute largement abordée lors de la prochaine Assemblée générale le 16 mai à Paris. Mais au vu du poids de Delfin dans l’actionnariat, les autres actionnaires devront être particulièrement soudés pour peser.

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