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London Stock Exchange / hong kong / Xi Jinping / hkec / Fusion
Le projet éruptif de la Bourse hongkongaise
D'un côté il y a le Premier ministre britannique Boris Johnson qui essuie un nouveau revers après que la justice écossaise a déclaré illégale la suspension controversée du Parlement jusqu'au 14 octobre. De l'autre, il y a de gigantesques marches et sit-ins violents pour empêcher la nouvelle tentative de mainmise du régime communiste de Xi Jinping. Pourtant, la politique n'a pas empêché la bonne marche des affaires puisque la Bourse de Hong Kong (HKEC) a proposé une fusion avec le London Stock Exchange (LSE).
Pendant que le rêve d'une mise à distance de la puissance chinoise s'éloigne progressivement pour le Mouvement des parapluies, Hong Kong relance le mouvement de concentration des plateformes de marchés. Sa proposition comprend une part en numéraire et une part en actions HKEC, qui valoriserait le LSE à 31,6 milliards de livres, soit une prime de 22 % par rapport à son cours moyen du mois dernier, et le nouvel ensemble serait côté à Hong Kong.
Ce projet est encore soumis à l'aval des autorités de la concurrence et des actionnaires. Il est également conditionnel à l'abandon du rachat par le LSE du fournisseur de données Refinitiv, une opération estimée à 24,5 milliards d'euros et à laquelle le LSE a déclaré rester attaché. Enfin, le rapprochement pourrait s'achopper à des affaires diplomatiques. Le refus par Londres du mariage pourrait être une manière de s'opposer à la fin d'un État, deux systèmes, que la Chine avait assuré à l'ancienne colonie Britannique au moment de la rétrocession.
En même temps, Hong Kong est déjà implanté à Londres en tant que propriétaire du London Metal Exchange et sa nouvelle initiative pourrait rassurer les responsables politiques britanniques qui s'inquiètent d'une perte d'influence de la City sur le marché mondial de la finance après le Brexit. HKEC assure par ailleurs que la gouvernance du groupe fusionné répondrait aux standards britanniques, un point non négligeable dans ce contexte particulièrement explosif. La Bourse hongkongaise a désormais 28 jours pour formuler une offre ferme ou renoncer à ce projet.
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