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Danone / Emmanuel Faber
Danone s’engage dans l’open source
Danone va ouvrir l'accès à sa collection historique de ferments lactiques, la plus grande collection mondiale de ce type, aux chercheurs, scientifiques et universitaires. Depuis le début de l’aventure Danone il y a un siècle, le groupe a accumulé près de 1.800 souches, dont 1.600 sont conservées au centre de recherche de Danone à Saclay et 193 à l’Institut Pasteur. Le potentiel de la plupart de ces souches n’a pas encore été exploré ou utilisé et seules quelques dizaines d’entre elles sont exploitées par Danone, principalement pour produire des yaourts et des laits fermentés.
Mais ces bactéries pourraient servir à d’autres utilisations "alimentaires et non alimentaires", a expliqué Danone à l’occasion du centenaire de son premier yaourt célébré à Barcelone cette semaine. Les applications possibles sont multiples. À partir de ces souches, des produits laitiers à plus forte valeur ajoutée pourraient être élaborés. Danone imagine aussi des utilisations dans le domaine agricole pour permettre de réduire les pertes de récoltes en empêchant la prolifération de champignons, virus et autres bactéries.
En ouvrant sa collection Danone espère favoriser la coopération en matière de recherche alimentaire et agricole et faire émerger de nouvelles applications pour son catalogue de ferments, "pour nous aider à progresser vers un monde plus sain et plus durable", a indiqué Emmanuel Faber, le PDG de Danone qui est conscient que Danone seul ne peut y arriver.
Cette ouverture scientifique s’inscrit plus largement dans les efforts de Danone pour accompagner la révolution alimentaire. Elle travaille aussi à l’amélioration de sa responsabilité sociétale qui doit lui permettre de devenir d’ici 2030 une entreprise complètement "B Corp", un label octroyé aux groupes répondants à certaines exigences sociétales, environnementales, de gouvernance et de transparence.
En toile de fond, Danone indique vouloir encourager les consommateurs à adopter des habitudes alimentaires et de consommation plus saines et plus durables, et veut présenter un modèle d'entreprise qui va au-delà de la création de valeur pour les actionnaires.
"Si nous ne payons pas pour une agriculture durable, si nous ne payons pas pour une agriculture régénératrice, il n'y aura pas d'agriculture […]. En ce moment, nous payons des dividendes, nous définissons les profits d'une manière qui n'est tout simplement pas durable. Nous raccourcissons le cycle", a mis en garde Emmanuel Faber, cité par le Financial Times.
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