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Entreprises / Actions / BNP Paribas / Natixis / LVMH / Danone / Emmanuel Faber / ONU / giec

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BNP Paribas / Natixis / LVMH / Danone / Emmanuel Faber / ONU / giec

La mobilisation des entreprises pour le climat

Seules des cibles claires peuvent transformer les intérêts privés d'une force potentiellement catastrophique en un puissant moteur de changement bénéfique. En cette semaine aux couleurs de l'initiative publique sur le climat, les entreprises aussi ont choisi de se mobiliser.
Climat - écologie - environnement
Climat - écologie - environnement

Hier, Greta Thunberg qui soulève les jeunes générations pour la lutte contre le dérèglement climatique, fusillait du regard Donald Trump dans l'enceinte du siège des Nations Unies à New York, arrivée au terme de sa traversée de l'Atlantique en voilier. Demain, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC) publiera un nouveau rapport sur les océans et les zones glacées, l'avenir des régions côtières et de leurs millions d'habitants. Mais en cette semaine aux couleurs de l'initiative publique sur le climat, les entreprises aussi ont choisi de se mobiliser.

L'inaction générale face au réchauffement climatique menace notre manière de vivre mais également les perspectives mondiales de croissance si nos sociétés ne parviennent pas à se réinventer, et vite. Alors à ce titre, il est facile de blâmer les entreprises qui multiplient les actions pros climat tape-à-l’œil d'une communication et d'un marketing stériles pour se faire bien voir par les consommateurs de plus en plus conscients. Mais si l'on y regarde de plus près, il y a aussi parmi elles des dirigeants qui ont pris ce combat à cœur.

Au premier rang duquel Emmanuel Faber, le PDG de Danone qui vient encore de se lancer pour promouvoir une agriculture alternative, en lançant le One Planet Business for Biodiversity, une coalition de dix-neuf entreprises qui se sont engagées à protéger la biodiversité et dont le chiffre d'affaires cumulé représente près de 500 milliards de dollars. Le patron, qui a toujours placé ses convictions philosophiques et sociales comme lignes directrices de son management, a été l'un des premiers à croire aux bienfaits d'une entreprise socialement responsable. En 2006, en créant une usine de yaourts au Bangladesh et en partenariat avec la Grameen Bank du futur Prix Nobel Muhammad Yunus, il démontrait de façon innovante qu'on peut permettre aux populations les plus pauvres d'accéder à des biens de consommation avec un modèle économique rentable.

Du côté du luxe et de la mode, il y a une autre entreprise qui profite de cette semaine riche en actualité écologique pour dévoiler ses initiatives environnementales, c'est LVMH. Depuis que Stella McCartney est directrice artistique et ambassadrice de la marque éponyme - tout en conservant une participation majoritaire - le Groupe est largement poussé vers une mode durable et éthique. Stella McCartney n'utilise aucune matière première animale, et se sert aussi également de polyester conçu à partir de bouteilles en plastique recyclées ou encore bioplastiques. Comme il vous l'était révélé en exclusivité par La Lettre de L'Expansion ce lundi, LVMH compte frapper fort demain en pleine fashion week et réunira autour de Bernard Arnault des présidents et designers des Maisons ainsi que des experts extérieurs pour revenir sur près de 30 ans d’engagements en la matière. Intitulé LIFE, cet événement verra également Bernard Arnault, son fils Antoine et le DGD Toni Belloni, donner la feuille de route pour les années à venir.

Parmi les bons élèves, citons également BNP Paribas qui vient de s'engager à financer la transition écologique des navires à hauteur d'1 milliard d'euros d'ici 2025, en soutenant par exemple des projets de motorisation dual fuel au Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Sur le secteur spécifique de la croisière, le Groupe s’engage à ce que l’intégralité de son portefeuille de financement de navires neufs réponde aux meilleurs standards environnementaux et que le GNL devienne le mode de propulsion privilégié. À ce sujet, Natixis vient par ailleurs d'annoncer être la première banque mondiale à appliquer un filtre "vert" à l'ensemble des crédits quel octroi, associé à système de bonus-malus. 

Les initiatives seront toujours insuffisantes, lentes et imparfaites, mais il faut aussi reconnaître qu'il en existe dans le domaine délicat du climat. Le relais de ce type de projet est essentiel car une fois que les investisseurs sauront que le point final non négociable est zéro carbone en 2050, ils abandonneront toute entreprise dont les plans sont incompatibles avec cet objectif.

 

 

 

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