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Ce que coûterait la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre

Bonne nouvelle. Le prix est relativement faible eu égard aux conséquences d'un laisser-aller total. Mais l'urgence est là, et plus rien ne justifie de ne pas agir quand l'on sait les retombées positives de ces investissements, d'un point de vue écologique bien sûr, mais aussi économique. 
Climat - écologie - environnement
Climat - écologie - environnement

Voilà le genre de chiffres qu'il fait plaisir d'entendre. L'équipe de climatologues des Nations Unies estime que le Monde a besoin de 300 milliards de dollars pour endiguer la hausse des émissions de gaz à effet de serre, ces composants gazeux qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et contribuent ainsi à l'effet de serre, et donc au réchauffement climatique. 

C’est-à-dire le PIB du Chili, ou l'équivalent des dépenses militaires mondiales sur deux mois. La cagnotte ainsi réunie, la Planète pourra rajeunir de 20 ans, le temps peut-être de régler dans le fond le problème du dérèglement climatique, déjà bien entamé. Pour la méthode, les conclusions sont très similaires à celles du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié au mois d'août, rédigé par 107 scientifiques de 52 pays du monde. Les terres subissent une pression insoutenable du fait essentiellement de l'industrie animale, laitière et de la déforestation dont le but essentiel est de planter des céréales qui nourriront les élevages animaliers. Bref, le bien-être des sols, une condition incontournable de nos écosystèmes, ne pourra être profondément amélioré que par le passage à des régimes alimentaires bien moins carnivores. Sans compter la nourriture gaspillée et perdue, qui produit des émissions de gaz à effet de serre, comme le méthane, lors de la décomposition. 

"Nous avons perdu la fonction biologique des sols. Nous devons inverser cette tendance", a déclaré  J. Orr Barron, le principal scientifique de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. "Si nous le faisons, nous transformons la terre en une grande partie de la solution au changement climatique." Le retour de ces terres aux pâturages, aux cultures vivrières ou aux arbres transformerait suffisamment de carbone en biomasse pour stabiliser les émissions de CO2, le plus important gaz à effet de serre, pendant 15 à 20 ans, donnant ainsi au monde le temps d'adopter des technologies neutres en carbone.

Aujourd'hui, environ 65 % des sols agricoles de l'Afrique sont dégradés et ne contiennent pas suffisamment d'éléments nutritifs et de vie microbienne pour assurer la santé des plantes. Les agriculteurs africains dépensent 68 milliards de dollars par an pour inverser cette tendance à la baisse, principalement par l'application d'engrais chimiques. Un investissement accru dans la recherche sur les sols pourrait également avoir des retombées positives pour les économies africaines. Avec de nouvelles découvertes menant à des brevets et à des licences, la recherche qui en résulterait pourrait stimuler la formation de nouvelles agro-industries et d'industries agricoles connexes. Au Costa Rica, les agriculteurs utilisent les terres déboisées pour produire du café neutre en CO2, ce qui leur permet d'obtenir des prix plus élevés auprès des consommateurs. Le pays replante également la forêt tropicale humide pour encourager l'écotourisme, qui est devenu le deuxième plus gros soutien économique du pays.

Comme le mentionnent les auteurs du nouveau rapport des Nations Unies, dans de nombreux cas, les zones revitalisées pourraient profiter à la communauté locale et au pays hôte en augmentant l'approvisionnement alimentaire, le tourisme et d'autres utilisations commerciales. Le mois dernier, lors d'une conférence de l'ONU sur la désertification à New Delhi, 196 pays plus l'Union européenne se sont mis d'accord sur une déclaration selon laquelle chaque pays adopterait les mesures nécessaires pour restaurer les terres non productives d'ici 2030. 

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