Macro-économie / Taux / Marchés financiers / Actions / Chine / Etats-Unis / désengagements / Merril Lynch
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Marchés financiers / Actions / Chine / Etats-Unis / désengagements / Merril Lynch
En pleine guerre commerciale, les fonds actions chinois souffrent
L’étude menée par Bank of America Merrill Lynch Global Research, portant sur la semaine du 15 mai, révèle la poursuite de l'aversion au risque des investisseurs, qui se matérialise par leur désengagement des marchés actions au profit du crédit. La décollecte sur les fonds investis en actions se poursuit sur une cadence similaire à la semaine précédente. Les rachats ont été enregistrés à 19,5 milliards de dollars sur la période, ce qui élève le total des sorties nettes à 135,5 milliards de dollars, depuis le début de l'année.
Si la plus conséquente décollecte, en valeur absolue, est attribuée aux fonds actions américains avec 8,1 milliards de dollars, ce sont les fonds chinois qui subissent les plus grosses sorties : les retraits au cours de la semaine sur les fonds actions du pays s’établissent à 2,76 milliards de dollars, soit le plus haut niveau depuis 2015, ainsi que leur deuxième montant hebdomadaire le plus élevé depuis 2010. Sur les deux dernières semaines, la Chine totalise des désengagements de l’ordre de 5,32 milliards de dollars sur ses fonds actions, selon les données publiées par l'Institute of International Finance. Ces importantes fuites de capitaux sont principalement liées au regain des tensions commerciales sino-américaines.
Les fonds actions européens ne sont pas en marge puisque les sorties de capitaux en actions s’élèvent à 4,5 milliards de dollars. Enfin, les fonds actions japonais subissent des désengagements à 1,8 milliard de dollars et 1,6 milliard de dollars sur les actions émergentes.
L'aversion au risque se manifeste également à travers la préférence des investisseurs pour les dettes étatiques, malgré un contexte de taux bas. De fait, les fonds obligataires ont connu leur dix-neuvième semaine consécutive de collecte haussière. Les flux entrants en obligations d’État se montent à 5,1 milliards de dollars sur la semaine du 15 mai, ce qui porte les entrées nettes à 152 milliards de dollars depuis le début de l'année. Les seuls marchés obligataires ayant connu un recul des investissements sont les émergents, avec des flux sortants mesurés à 2,9 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis juin 2018, probablement liés à leur instabilité économique.
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