WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
marchés europe prochain eldorado investisseurs

IPO / Sur les marchés / europe / Etats-Unis / Actions

IPO
Sur les marchés / europe / Etats-Unis / Actions

Marchés : l’Europe, prochain eldorado des investisseurs ?

Alors que les marchés américains continuent de toucher des sommets, les investisseurs individuels ont sorti plus de 135 milliards de dollars des fonds actions US cette année, un record historique. L’Europe sortirait gagnante de cette rotation des actifs.
Nasdaq - Bourse - illustration
Nasdaq - Bourse - illustration

Le S&P 500 a connu sa meilleure performance depuis six ans cette année, mais les investisseurs ont choisi de prendre leurs profits plutôt que de miser davantage sur la classe d’actifs. Selon les données de Refinitiv Lipper, les investisseurs individuels ont retiré 135,5 milliards de dollars des fonds mutuels et ETF actions cette année, soit un niveau jamais enregistré depuis le début de ces statistiques, en 1992. Ce sont surtout les fonds mutuels qui ont enregistré 220,8 milliards de dollars de décollecte sur l’année, tandis que les ETF actions n’ont engrangé que 85,3 milliards, soit le plus bas niveau depuis huit ans pour ces produits à faibles commissions.

Une tendance qui en dit long sur l’inquiétude des investisseurs face à une guerre commerciale interminable entre Chine et États-Unis, rythmée par les coups d’éclat de Donald Trump, mais aussi une possible récession économique en 2020, après plus de 10 ans d’expansion. Ces sorties de capitaux n’ont certes pour l’instant pas eu d’impact sur la performance des indices américains, puisque le S&P 500 est en hausse de 26% sur l’année. En cause, les flux venant des rachats d’actions des entreprises ou du "stock picking" des investisseurs les ont compensés. Au total, les rachats d’actions nettes des sociétés américaines devraient ainsi atteindre 480 milliards de dollars cette année, selon Goldman Sachs. Qui prévoit néanmoins que ces montants record ont vocation à baisser, en raison des baisses de profits.

Sans parler des tensions commerciales, qui ont provoqué de nombreux soubresauts des marchés ces derniers mois, et ne semblent pas terminées. La semaine dernière, Donald Trump a encore fait valser le S&P 500 lorsqu’il a déclaré que les tarifs pourraient encore perdurer d’ici à l’année prochaine. Un mauvais signal sur la possible imposition de nouveaux tarifs douaniers sur plus de 150 milliards de dollars de produits chinois après la date butoir du 15 décembre prochain.

Concernant une possible récession, les marchés américains ont jusqu’à présent bénéficié de leur statut d’économie résiliente, où le PIB a progressé de 2,1% en rythme annuel au troisième trimestre. Mais les rotations d’actifs devraient désormais bénéficier d’autres zones géographiques, et en particulier l’Europe. Les marchés actions du Vieux Continent ont ainsi progressé de 28 % cette année, soit un record depuis 2009, à la faveur de la politique expansionniste de la BCE. "Étant donné que Francfort est à nouveau en mode soutien total, et que l’Europe a encore de la poudre sèche en termes de stimulus fiscal, on peut décemment dire que le meilleur potentiel de hausse pour l’année prochaine sera en Europe", a déclaré Cameron Brandt, directeur de la recherche d’EPFR sur CNBC.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article