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IPO / WeWork / IPO / Uber / Actions / Etats-Unis

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WeWork / IPO / Uber / Actions / Etats-Unis

IPO US : les candidats affluent, mais est-il déjà trop tard ?

Après le service de messagerie professionnelle Slack, qui envisage une cotation directe, c’est au tour de WeWork, qui brûle beaucoup d'argent, d’officialiser son IPO. Mais dans un contexte de flux sortant des actions US, rien n'est gagné.
Wework
Wework

Après le service de streaming musical Spotify l’an passé, une nouvelle licorne envisage de rentrer par cotation directe à la Bourse de New York : le service de messagerie instantanée professionnelle Slack, qui a enregistré son document de base en fin de semaine dernière. Tout comme le groupe suédois Spotify, cette start-up fondée en 2014 n’a pas besoin d’argent frais : elle a levé 427 millions de dollars à l’été dernier à une valorisation de 7 milliards de dollars. Mais surtout, elle a indiqué détenir 841 millions de dollars de cash, et comme elle brûle beaucoup moins d’argent que ses pairs Lyft ou Uber, elle pourrait tenir 8 ans et demi avec cette enveloppe au rythme actuel.

Le groupe, qui compte 10 millions d’utilisateurs quotidiens actifs - majoritairement gratuits -, a certes encore du chemin à faire avant d’atteindre la rentabilité, étant donné que ses pertes sont restées stables à 138 millions de dollars pour 400 millions de revenus l’an passé. Et qu’il a annoncé augmenter ses dépenses opérationnelles dans les prochains exercices. Mais il dispose de deux atouts : l’entrée du groupe de vidéoconférences Zoom avant lui, qui a démontré la capacité de ces licornes à atteindre le point mort et a grimpé de 86 % sur son prix d’IPO mi-avril. Enfin, Slack a indiqué vouloir se mettre en conformité avec la réglementation US en matière de santé, un secteur qui a de gros besoins en matière de communication sécurisée et pourrait devenir un axe majeur de développement à l’avenir. Reste que Spotify, qui s’échange à peine au-dessus de son prix d’IPO un an plus tard, n’est pas non plus un exemple exaltant de cotation directe.

Deuxième licorne à officialiser son IPO ce lundi : Wework, rebaptisé We Company, qui a enregistré son document de façon confidentielle en décembre dernier et qui pourrait se lancer dans les prochaines semaines. Le groupe, qui a commencé par les bureaux partagés mais s’est depuis étendu dans le résidentiel avec WeLive et l’éducation avec WeGrow, a levé 2 milliards de dollars auprès de Softbank en janvier 2018, à une valorisation de 47 milliards de dollars. Ce qui le place comme la deuxième licorne la mieux valorisée au monde, derrière Uber. Et tout comme lui, il accuse des pertes abyssales : près de 2 milliards de dollars l’an passé, pour 1,8 milliard de dollars de revenus.

Pour l’instant, le secteur tech a le vent en poupe aux US, les investisseurs ayant abondé 948 millions de dollars nets dans les ETF tech la semaine passée, selon FactSet et Jefferies. Mais alors que les marchés touchent des plus hauts historiques, ils sont aussi plus frileux, et ont retiré 3 milliards de dollars des actions, selon Jefferies. Le sort réservé à Uber, qui doit entrer en Bourse pour une valorisation de 90 milliards de dollars, sera donc crucial pour voir la fenêtre des IPO tech rester ouverte aux prochains candidats. Mais aussi les performances des géants de la tech qui publient leurs résultats trimestriels cette semaine : Alphabet a ouvert le bal lundi et fait état de la plus faible croissance de ses revenus depuis 2015.

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