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Indicateurs macros / croissance / OCDE / Laurence Boone / commerce mondial / Guerre commerciale

Indicateurs macros
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La zone euro va aussi peser sur le commerce mondial en 2019

L'OCDE accueillait mardi son forum sur les perspectives économiques mondiales. Si la discussion s'est concentrée sur la responsabilité sino-américaine dans la contraction du commerce mondial, le rôle majeur de la zone euro semble avoir été minimisé.
Laurence Boone
Laurence Boone

Lors du forum de l’OCDE, la cheffe économiste, Laurence Boone, a annoncé la révision à la baisse des perspectives de croissance mondiale pour 2019. Elles s’établissent désormais à 3,2 %, avant un léger rebond estimé à 3,4 % en 2020. C’est la montée en puissance des tensions sino-américaines qui est mise en cause. "Déjà fragile, l'économie mondiale est déstabilisée par les tensions commerciales", a rappelé Laurence Boone.

La grande majorité des intervenants a évoqué la responsabilité de ces tensions dans l’affaissement de la croissance mondiale, citant l’évaluation de l’OCDE relative aux pertes engendrées par la guerre commerciale qui sévit depuis un an entre les Chinois et les Américains. Le déficit de croissance occasionnée devrait s’établir entre 0,2 et 0,3 point à l’horizon 2021. De plus, ces mêmes tensions pèsent considérablement sur les échanges internationaux, qui connaissent un dynamisme au plus bas depuis 10 ans.

Mais si toute l’attention s’est focalisée sur les économies américaine et chinoise, le rôle majeur de la zone euro, dans la contraction du commerce mondial, semble avoir été minimisé. Car si l’OCDE rassure concernant la croissance de la zone euro, en rehaussant les prévisions avec une attente d'1,2 % sur l’année 2019, due à l'augmentation significative de la demande intérieure, le niveau des échanges de biens et services s’est, quant à lui, effondré. Après un taux de croissance de 5,7 % en 2017, il plongera à moins de 3 % au cours de l’année 2019, selon les prévisions de l’OCDE.

La zone euro paraît donc très sensible aux tensions géopolitiques et se révèle bien plus interconnectée et dépendante de l’économie mondiale que ne le font valoir les grands organismes internationaux.

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