Macro-économie / Taux / Politique budgétaire / Inflation / consommation / pouvoir d'achat
Macro-économie / Taux
Politique budgétaire / Inflation / consommation / pouvoir d'achat
L'outil budgétaire du gouvernement est en panne
Les mesures budgétaires accordées par Emmanuel Macron pour remédier à la crise des Gilets jaunes, a été légèrement profitable au pouvoir d’achat des ménages. Au premier trimestre 2019, il a progressé de 0,9 % après une hausse de 1,1 % au dernier trimestre 2018. Toutefois, il n’a pas eu l’effet "demande" escompté, en témoigne la consommation des ménages qui n’a augmenté que de 0,8 % en avril et qui est uniquement attribuable au net rebond de la consommation d’énergie (+ 4 %), l’achat de biens fabriqués ayant lui reculé de 0,4 %. La consommation des ménages a même encaissé un repli en février et mars dernier (respectivement -0,5 % et -0,3 %).
Si le stimulus budgétaire accordé par le gouvernement ne parvient pas à booster la consommation comme il le prévoyait, l'inflation en prend un coup. Alors que l’indice des prix à la consommation atteignait l’été dernier l’objectif fixé par la Banque centrale européenne des 2 % par an en glissement annuel, il devrait s’affaisser au mois de mai à seulement 1 % en glissement sur un an, selon les prévisions de l’INSEE.
La chute de l’inflation, entamée depuis octobre 2018, reflète les limites de la politique budgétaire expansionniste, ne parvenant plus à stimuler continuellement l’activité économique par le canal de la demande. La France expérimente le fait que l'injection d'argent public via un déficit prononcé ne produit plus de pressions inflationnistes. La hausse du pouvoir d’achat des ménages n'est plus en mesure d’améliorer la santé économique du pays, puisque la France fait face à des contraintes structurelles du côté de l’offre et non de la demande.
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