Macro-économie / Taux / Inflation / pouvoir d'achat / Livret A / Bruno Le Maire
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Inflation / pouvoir d'achat / Livret A / Bruno Le Maire
La hausse de l'inflation entraîne celle du livret A
Le fort surplus d'épargne des Français et la montée des prix à la consommation avaient poussé Bruno Le Maire à prendre la parole le mois dernier sur le sujet du livret A. Il avait alors affirmé que sa rémunération serait bien revue à la hausse au 1er février. C’est désormais acté, le livret A va quitter son taux plancher historique de 0,5 % au 1er février. C’est la conséquence d'une augmentation des prix à la consommation qui ne se dément pas - en décembre l’inflation a été mesurée à 2,8 % -, une hausse qui va donc conduire à augmenter le taux du livret A.
Puisque l’inflation (hors tabac) fait partie de la formule de calcul du placement préféré des Français, et comme elle a été mesurée à 2,2 % sur les six derniers mois et que dans le même temps les taux interbancaires de la zone euro ont été en moyenne de - 0,57 %, cela devrait aboutir à un taux du livret A qui devrait être a minima de 0,8 %. Nous serons fixés à la mi-janvier par la recommandation de la Banque de France à ce sujet. Il s’agit de la première hausse depuis plus d’une décennie (août 2011). Il n’est pas interdit de rêver d’une plus grande hausse pour les détenteurs de livret A ou d’autres livrets d’épargne, la décision finale revenant à Bruno Le Maire. La campagne présidentielle à préparer pour la majorité au pouvoir et le fort attachement des Français à leur pouvoir d’achat pourrait pousser dans le sens d’une plus forte hausse du livret A.
La très forte surépargne dans l’Hexagone depuis le début de la pandémie rend également la question du nouveau taux du livret A particulièrement importante pour éviter que cette épargne ne subisse trop les effets de l’inflation. Début décembre Alain Tourdjman, directeur des études économiques du groupe BPCE, évoquait 130 milliards d’euros de surplus d’épargne, dont à peu près 20 milliards d'euros qui dorment sur des comptes courants. Une autre part de cette épargne - de l’ordre de 21 milliards d'euros - est déposée sur le livret A, qui pourrait bien commencer à l’être de moins en moins si son rendement réel restait aussi négatif qu’à ce jour. Les Français pourraient commencer petit à petit à accepter de se tourner vers l’assurance vie ou encore à prendre plus de risque et à se tourner vers des unités de compte aux rendements plus attrayants.
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