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Olivier Ramel : il habille les start-up... et voit grand

Il est malin et ambitieux. Celui qui habillait ses camarades de classe en leur vendant un sweat shirt à l'effigie de l'école, est à la tête de Kymono, cette start-up qui habille avec style les entrepreneurs d'aujourd'hui. En un peu plus de deux ans d'existence, Kymono travaille avec Google, Kapten ou encore la Station F. 
Olivier Ramel (Crédits : DR)
Olivier Ramel (Crédits : DR)

Olivier Ramel commence à faire des pulls à capuche lors de sa terminale, après avoir convaincu le directeur et à grands coup de publicité dans l'école. Il en vend plus de 500 pour 1000 élèves. C'est cette expérience en gestion de projet qui sera le démarrage, dix ans plus tard, de Kymono. 

Entre temps, Olivier Ramel fait une école de commerce parisienne, l'ESCE, particulièrement tournée vers l'international, et saute sur tous les projets qui se présentent à lui. Il organise des événements conceptuels à Paris, ce qui lui permet de créer un réseau dès le plus jeune âge. Lors d'un échange aux États-Unis, sa détermination ne le lache pas, et en rentrant, il se lance sur le marché de la boisson relaxante pour surfer sur la tendance du bien-être. Il récolte 20.000 euros à l'aide d'une campagne de crowdfunding et surtout grâce à une communication bien ficelée. Bien vite, il se rend compte que "pour être rentable, il fallait des millions d'euros". La chance lui sourit, la société se fait racheter part un groupe portugais, déjà dans le secteur. "L'acheteur, il gagnait un an et demi de R&D et de publicité !"

L'envie de créer ne le quitte pas. Et c'est au secteur de la food qu'il décide de s'attaquer. "On se retrouve sur le campus parisien, avec des snickers et des mars. Tout le monde veut manger sain mais les étudiants n'ont pas les moyens". Olivier Ramel créé La Récolte, un stand de salade de fruits frais, qu'il fini par faire exporter dans cinq écoles parisiennes. En 2015 et lorsqu'il est diplômé, il s'associe pour vendre un produit breveté Made in France, toujours dans le concept de l'alimentation, qui donne "Mooti Savoir Faire". Mais le jeune entrepreneur, particulièrement ambitieux et motivé, comprend qu'il peut s'épanouir encore davantage dans un autre secteur. En regardant de plus près le marché du travail, il est séduit par The Family dont le but est de promouvoir l'émergence d'un écosystème de start-up européennes dans le champ de l'économie numérique.

En rencontrant les équipes, l'idée fait rapidement son chemin. Les start-up en contact avec The Family veulent un vrai concept, une identité. Olivier Ramel et Alice Zagury - à la tête de The Family - décident de les habiller. Ce qui au départ est un simple fournisseur de casquettes, pulls et autres t-shirts à l'effigie de ses clients, devient une société qui a choisi de travailler sur l'ensemble de la culture et de la représentation des sociétés. Olivier Ramel et les quarante personnes qui travaillent à ses côtés construisent des logos, design des bureaux. En un peu plus de deux ans, Kymono est devenu leader français du vêtement personnalisé, en faisant le parti pris de l'éthique dans cette industrie polluante, tout en s'exportant sur de la conception-design. 

Kymono ouvre prochainement un bureau à Londres, en plus d'être déjà physiquement actif en Allemagne et en Espagne. "Bien sûr, j'ai des concurrents dans le textile et des concurrents dans la conception des bureaux. Mais ils n'ont pas ce pont que Kymono a su construire, celui de la culture d'entreprise". Kymono - qui compte Google, Kapten ou encore la Station F parmi ses clients - a réalisé 1 million d'euros de chiffre d'affaires la première année de sa création. Ce que le groupe a su triplé en 2018. Selon les estimations du jeune dirigeant, le chiffre devrait de nouveau tripler en 2019. 

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