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CNP Assurances / la banque postale
CNP Assurances se maintient à flot
Comme pour le secteur bancaire français, l'assurance subit un environnement de taux bas qui compresse ses marges. C'est pour cela que la performance affichée ce matin par CNP Assurances, est plutôt bonne. De fait, le numéro un de l'assurance-vie des particuliers a su accroître sa rentabilité dans un contexte particulièrement hostile qui pousse de nombreuses compagnies à céder leurs portefeuilles.
Au premier semestre, CNP Assurances affiche un chiffre d'affaires en hausse de 3,6 % à 17,6 milliards d'euros. Le taux de marge sur affaires nouvelles ressort à près de 17 % et le résultat net part du groupe est en hausse de 2,3 % à 687 millions d'euros. C'est en particulier en Amérique Latine, que CNP a conquise depuis longtemps, que le Groupe affiche une activité soutenue, qui excède largement le rythme de croissance moyen du secteur dans la zone.
Né en 1850, l'assureur profite de sa diversification à l'international mais aussi d'un modèle d'affaire atypique fondé sur divers partenariats, notamment celui signé avec le réseau bancaire Caixa Seguros au Brésil jusqu'en 2021, sur un marché très dynamique. Mais aussi avec BPCE Caisses d'Épargne, valable jusqu'en 2022.
Quant à la création du grand pôle financier public, par rapprochement de la CDC et de La Poste, tel qu'annoncé le 30 août 2018, et dans lequel CNP Assurances s'inscrira en tant que filiale contrôlée par La Banque Postale, le nouveau pacte d'actionnaires se précise. D'abord, BPCE et CNP sont convenus d'étendre dès le 1er janvier la date échéance actuelle des accords conclus en 2015 entre BCPE/Natixis et CNP assurances, jusqu'en 2030. Par ailleurs, BPCE et La Poste concluraient un nouvel accord en leur qualité d'actionnaires de CNP Assurances, détenant respectivement 16,11 % et 62,13 % du capital. De fait, BPCE maintiendrait sa représentation au Conseil d'Administration de CNP Assurances. Ce deal devrait être juteux pour les deux parties, particulièrement pour La Banque Postale, qui à ce jour, est la banque française qui présente le coefficient d'exploitation le plus élevé du marché. C’est-à-dire le moins bon.
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