Fusions, Acquisitions / HSBC / Goldman Sachs
Fusions, Acquisitions
HSBC / Goldman Sachs
Le patron de la banque d'investissement d'HSBC quitte le groupe
Rob Ritchie, l'ancien dirigeant de Goldman Sachs engagé par HSBC il y a deux ans en tant que coresponsable de ses activités bancaires mondiales au Royaume-Uni, a quitté la banque il y a quelques jours, selon des informations obtenues à Londres par WanSquare. Son départ s'inscrit dans un contexte de changement de stratégie de HSBC qui veut désormais mettre l’accent sur le financement des entreprises sur son marché domestique.
Rob Ritchie a été embauché par Matthew Westerman, ancien codirecteur des services bancaires mondiaux de HSBC, également un ancien teneur de marché de Goldman Sachs, alors que la banque redoublait d'efforts pour développer ses activités bancaires d'investissement traditionnelles en 2017. Il a codirigé les affaires britanniques avec Philip Noblet, qui est parti pour Jefferies en avril 2018.
Rob Ritchie a passé une décennie à Londres où il a occupé divers postes dans le secteur du financement des entreprises de Goldman Sachs, dont celui de responsable de la couverture de la dette des entreprises européennes de première qualité. Son départ fait suite à la nomination de Julian Wentzel, qui a été promu au poste nouvellement créé de responsable des activités bancaires mondiales au Royaume-Uni et en Europe internationale en septembre.
HSBC a remanié le leadership de sa banque d'investissement traditionnelle dans le cadre d'un plan plus large visant à redynamiser la division sous la direction de Greg Guyett, qui a pris en charge seul ses activités bancaires mondiales après le départ de son co-directeur Robin Phillips, en février. HSBC entend rattraper ses concurrents en embauchant de nouveaux faiseurs de pluie et en réduisant les sous-performances. Il s’agit également de recentrer la banque sur un petit nombre de zones géographiques, le Royaume-Uni étant un objectif de croissance particulier et quelques secteurs, dont les services financiers.
Par ailleurs, HSBC s'engage dans une nouvelle phase de réduction des coûts sous l'impulsion de son directeur général par intérim, Noel Quinn, qui pourrait couper jusqu'à 10.000 emplois dans l'ensemble du groupe, dont 8.000 dans le cadre de la cession de son activité française de distribution. Toutefois, elle se concentre également sur la réduction du nombre d'employés de niveau supérieur.
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