WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Google fait les bonnes affaires de Lazard

Fusions, Acquisitions / Google / Lazard

Fusions, Acquisitions
Google / Lazard

exclusif Google fait les bonnes affaires de Lazard

EXCLUSIF. Depuis dix ans le célèbre moteur de recherche n’utilise qu’une seule banque, Lazard, et au sein d’elle, un seul banquier, Vernon Jordan. Avec à la clé de solides commissions mensuelles et sur chaque opération.
Google - illustration
Google - illustration

Lazard vient d’annoncer des fermetures de bureaux afin de s’adapter à la baisse du volume d’opérations financières. Heureusement la Banque peut compter sur la fidélité de l’un de ses clients : Google. Au cours de la dernière décennie, Lazard est devenu discrètement le conseiller de choix de Google, ce qui lui confère des rentrées financières récurrentes.

Lazard a notamment représenté Alphabet Inc. pour un total de 22 milliards de dollars de transactions, lors du rachat de Motorola Mobility pour 9,8 milliards de dollars en 2011 ou celui de Fitbit Inc. pour 2,1 milliards de dollars ce mois-ci. Ce partenariat Google-Lazard a été mis en place il y a près de dix ans par l'un des banquiers vedette de la maison dirigée par Ken Jacobs, Vernon Jordan, aux allures de basketteur. Âgé de 84 ans, qui avait été un ami et un conseiller de Bill Clinton. Il a commencé à travailler pour Lazard en 2000 en tant ouvre-porte et détient désormais le titre de directeur général.

Malgré tout, selon une estimation du consultant Freeman & Co., les transactions de Google n’auraient rapporté que 70 millions de dollars de commissions à Lazard depuis 2011. Mais la relation avec Google sert à améliorer la réputation de Lazard et permet à ses banquiers de renforcer leurs liens, par exemple lorsqu'ils recherchent des relations d'affaires avec de nouvelles entreprises de technologie.

Par ailleurs, selon des informations de WanSquare Google verse à Lazard un "abonnement" de plus de 200 000 dollars par mois pour ses services. Il s’agit là d’une ancienne pratique qui avait notamment cours chez Lazard Frères à Paris avec les grands groupes du CAC 40. Peut-être que seul Danone paye encore un abonnement à Lazard, notamment dans le cadre d’un mandat de défense de son capital.

Dans le cas de Google c’est plus justifié. Car Lazard joue divers rôles pour Google. Il agit souvent en tant que consultant, comme le ferait McKinsey, en effectuant des recherches sur les industries et en explorant les cibles potentielles de prise de contrôle, selon des personnes familiarisées avec le sujet. Cela amène ensuite à des conseils plus traditionnels en matière de fusions et acquisitions.

Paul Haigney, le banquier de longue date de Lazard qui, avec John Gnuse, gère les relations quotidiennes avec Google, est décrit par des personnes qui le connaissent comme un banquier de la vieille école, ce qui signifie notamment qu’il n’aime pas rencontrer ou bavarder avec la presse - un trait très prisé chez Google, généralement secret. Dans le cadre de l’acquisition de Fitbit, le rôle de Lazard a été traité de manière discrète. Un communiqué annonçant l’omission du nom de la banque ne mentionnant que le conseiller financier de Fitbit, Qatalyst.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article