WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
blackrock limogé relation travail larry fink succession MeToo

Asset, Management / BlackRock / Succession / Larry Fink / MeToo

Asset, Management
BlackRock / Succession / Larry Fink / MeToo

Un top lieutenant de BlackRock limogé pour une relation au travail

Mark Wiseman, qui dirigeait l’activité « active equities » chez BlackRock et figurait comme successeur potentiel à Larry Fink, a été remercié pour avoir eu une relation consensuelle non dévoilée dans l’entreprise. Dans l’après-MeToo, les firmes sont devenues intransigeantes sur cet aspect de leur culture.
BlackRock - Larry Fink
BlackRock - Larry Fink

"Ce n’est pas ce qu’est BlackRock. Ce n’est pas notre culture". Tels ont été les mots assez durs prononcés par Larry Fink dans un mémo interne jeudi, après que le géant américain de la gestion d’actifs a annoncé avoir remercié Mark Wiseman, un de ses proches lieutenants qui était responsable de la branche "active equities". En cause : l’homme, qui est par ailleurs marié à la dirigeante de BlackRock Canada, n’aurait pas dévoilé aux ressources humaines du groupe une relation consensuelle qu’il a eue avec une de ses employées subordonnées. Et a ainsi violé la politique interne applicable à ces situations.

Une déconfiture pour l’homme, qui avait auparavant officié comme CEO du fonds de pension canadien, Canada Pension Plan Investment Board, le puissant investisseur institutionnel qui gère 400 milliards de dollars. D’autant qu’il était pressenti comme successeur potentiel à Larry Fink à la tête du plus grand gérant d’actifs au monde, fort de 3.700 milliards de dollars sous gestion.

Mais cet épisode n’est pas le premier. Avant lui, le DRH monde de Blackrock, Jeff Smith, avait été poussé vers la sortie pour avoir "violé" une politique interne, sans préciser laquelle. Et plusieurs CEO de multinationales américaines ont subi la même sentence pour les mêmes raisons : le mois dernier, le CEO de Mc Donald’s, Steve Easterbrook, a été licencié pour avoir eu une relation intime en interne tandis que l’an passé, c’est Bryan Krzanich, CEO d’Intel, qui a dû démissionner pour des faits identiques.

Ces sentences en disent long sur la volonté des firmes de ne pas transiger sur ce sujet devenu explosif dans la foulée du mouvement MeToo. Les sujets de relations au travail et de harcèlement sexuel sont désormais placés au premier plan de la culture d’entreprise, et peuvent coûter très cher aux sociétés, comme cela a été le cas par exemple de licornes de la Silicon Valley comme Uber. Si bien que les entreprises sont aujourd’hui déterminées à ne pas être prises en faute sur la question.

Plutôt que d’adresser la question morale d’une relation extra-maritale entre personnes ayant un lien hiérarchique, elles se concentrent sur la faute juridique, celle de la défaillance à déclarer cette relation en vertu de la politique du groupe. Larry Fink a lui aussi décidé d’appliquer la politique de tolérance zéro, et d’en faire un exemple, surtout pour sa suite. "Nous attendons de nos employés qu’ils adoptent de hauts standards de comportements. Cela est en particulier critique pour nos leaders seniors". 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article