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Publications, Résultats / Lazard / Publication des résultats / Mathieu PIgasse / M&A

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Lazard / Publication des résultats / Mathieu PIgasse / M&A

2019, une année en berne pour Lazard

La banque d’affaires et de gestion d’actifs a publié une baisse de 32% de son profit net ajusté au dernier trimestre et de 46% sur l’année 2019, notamment en raison de l’essoufflement des revenus liés aux M&A.
Lazard
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2019 aura été une année de transition majeure pour Lazard, qui a vu le départ de son banquier rockstar, patron de Lazard France, Matthieu Pigasse. Mais l’année a aussi été celle de performances décevantes pour la banque, dans ses deux corps de métier comme en témoignent ses résultats annuels publiés en début d'après-midi. Lazard a ainsi publié une baisse de 32% de son résultat net à 77 millions de dollars au dernier trimestre, 67 cents par action, et de 11% en ajusté. Pourtant, le groupe a réussi à redresser la barre en fin d’année, après un premier semestre difficile : ses revenus du conseil financier sont quasiment stables (-1%) au quatrième trimestre et la gestion d’actifs a même progressé de 7%.

Mais sur l’année, le constat est sans appel : le résultat net a chuté de 46% à 287 millions de dollars et de 22% en ajusté, principalement en raison des coûts de réductions d’effectifs et de fermetures de bureaux. Du côté des revenus, la contraction des deals a pesé sur les revenus de son activité de conseil (-10%), tandis que la gestion d’actifs continue à subir la concurrence des fonds passifs (-7%), dans un contexte de taux bas.

Ces performances sont en partie liés à la nature cyclique des M&A, surtout après un millésime 2018 très actif : selon Dealogic, les revenus bancaires liés aux fusions-acquisitions ont chuté de 10% en 2019 à 25,8 milliards de dollars. Lazard a pourtant travaillé sur les plus gros deals impliquant un acteur français comme la fusion Peugeot-Fiat Chrysler, la fusion CNP Assurances-Banque Postale ou encore l’OPA de Cap Gemini sur Altran, couronnée de succès malgré la tentative d’opposition de l’activiste Elliott. Mais la fuite de nombreux banquiers de talents à Paris, Londres et New-York témoigne d'un problème de leadership au sein de la Banque. Et c'est la personnalité même de Ken Jacobs qui est pointée du doigt.

Malgré le repli des M&A en 2019, Lazard a donc sauvé les meubles en fin d’année. Mais l’année 2020 apporte son lot de défis pour Jean-Louis Girodolle, le remplaçant de Matthieu Pigasse en France, un profil beaucoup plus discret qui évolue dans la maison depuis 12 ans. Comme l’expliquait le nouveau co-chairman de la banque d'investissement François Kayat dans nos colonnes en décembre, les trois ingrédients des M&A seront clés : la confiance des dirigeants, la disponibilité du crédit et de bonnes valorisations sur les marchés. De ce point de vue, la correction actuelle liée aux inquiétudes assez irrationnelles sur l’impact du coronavirus pourrait apporter des opportunités à des dirigeants cherchant un point d’entrée attractif. Les investisseurs sont en tout cas optimistes et font grimper le titre de 2,5% en Bourse ce matin à New York.

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