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Natixis finit l’année 2019 en beauté
2019 aura été l’année des montagnes russes pour Natixis. Et la filiale de BPCE la termine sur une note positive, avec des résultats annuels de très bonne facture grâce à une fin d’année particulièrement dynamique. La banque a ainsi publié une hausse de 11 % de son PNB sous-jacent au dernier trimestre à 2,5 milliards d’euros, et de 6 % sur l’année à 9,2 milliards d’euros. Un millésime notamment porté par la gestion d’actifs, qui représente 40% de ses revenus et enregistre un exercice record : dans un environnement difficile de taux historiquement bas, elle a réussi à faire progresser ses actifs sous gestion de 16 % à 934 milliards d’euros, dont 3 milliards d’euros collectés au dernier trimestre sur les produits longs.
La banque de grande clientèle est également très active, avec un PNB en hausse de 16% au dernier trimestre, tirée principalement par le rallye des marchés sur ses activités Global markets (+40% sur un an) mais aussi d’Investment banking et de M&A (+14%), où elle a aussi rogné sur les coûts. Des performances dont s’est réjoui le directeur général François Riahi : "Nous avons réalisé le meilleur trimestre de notre histoire", a-t-il déclaré, mettant en évidence une croissance de ses revenus supérieure à ses coûts dans chacun de ses métiers sur l’année 2019. Grâce à la vente de ses activités spécialisées à sa maison-mère, Natixis a enfin fait doubler son résultat net au dernier trimestre, à 371 millions d’euros, et de 45 % sur l’année, à 1,89 milliard d’euros. De quoi lui permettre de relever légèrement son dividende, à 31 cents par action.
Natixis est donc en avance sur son plan de marche 2020 : son ratio de fonds propres atteint 11,3 % dès 2019, en hausse de 50 pb sur un an, et dépasse l’objectif de 11,2 % fixé. De quoi effacer les mauvais souvenirs de la première partie d’année, lorsque la presse avait révélé les montants d’obligations illiquides détenues par le fonds H20 Asset Management, dont il détient un peu plus de la moitié du capital, et qui avait fait dévisser le titre. La banque a également subi une mauvaise presse avec ses dérivés actions en Asie fin 2018, qui lui ont coûté 260 millions d’euros, ou encore lors du passage de deux filiales de gestion d’actifs devant la commission des sanctions de l’AMF en juillet dernier, écopant de 3 millions d’euros d’amende.
Mais tout cela est désormais derrière elle, et Natixis peut désormais capitaliser sur sa structure "asset-light" et finaliser les projets structurants prévu pour 2020. Comme le rapprochement des activités de gestion de taux de la Banque Postale AM avec sa filiale Ostrum, qui va créer un leader du métier avec 400 milliards d’euros d’encours. Ou encore capitaliser sur son statut de banque de réseau pour développer ses produits d’assurance auprès des membres des caisses d’épargne et banque Populaire. Les marges de progression sont nombreuses, tout comme celles du titre : s’il a repris des couleurs depuis trois mois, il reste inférieur de 23% par rapport à son niveau du printemps 2019, avant ses ennuis H20 AM.
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