Politique économique / Lazard / Rothschild & Co
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Lazard / Rothschild & Co
Lazard et Rothschild en lice pour conseiller le Liban
L'agence de notation de crédit Moody's a abaissé vendredi la note du gouvernement libanais à Ca de Caa2 et a changé les perspectives à stables en raison des craintes que le petit pays arabe ne soit contraint de restructurer sa dette massive. Il faut dire que le Liban connaît sa pire crise économique et financière depuis la fin de la guerre civile de 1975-1990. La situation s'est détériorée après que des manifestations à l'échelle nationale ont éclaté à la mi-octobre contre l'élite dirigeante accusée de corruption et de mauvaise gestion. Au cours des derniers mois, la monnaie locale qui était rattachée au dollar depuis 1997 a perdu environ 60 % de sa valeur.
Une délégation du Fonds monétaire international a entamé des réunions jeudi au Liban pour fournir des conseils sur la manière de faire face à la crise économique et financière paralysante, dans un contexte de craintes pour lesquelles le pays pourrait ne pas rembourser sa dette euro-obligataire pour la première fois. Moody’s a déclaré que la notation reflète que les créanciers du Pays du Cèdre subiront probablement des pertes substantielles à l’occasion d’une restructuration de la dette publique à court terme.
La dette massive du Liban s'élève à 87 milliards de dollars, soit environ 150 % le PIB du pays. Un nouveau gouvernement dirigé par l'ancien professeur de l'Université américaine de Beyrouth, Hassan Diab, a remporté un vote de confiance au début du mois et s'est engagé à œuvrer pour sortir le Liban de sa crise économique et financière. Dans ce cadre, il s’apprêterait à lancer un appel d’offres auprès de grandes banques d’affaires afin de l’aider dans la restructuration de sa dette.
Selon les informations de WanSquare, le gouvernement libanais aurait déjà sélectionné huit banques afin d’être son conseiller financier notamment sur la dette souveraine. D’autant que le Liban doit honorer le 9 mars prochain une euro-obligation d’un montant de 1,2 milliard de dollars. Moelis & Company, Rothschild & Co, Guggenheim Partners, Citibank, Lazard, JP Morgan, PJT Partners et Houlihan Lokey seraient en lice, avec un net avantage pour Lazard qui est très réputée dans cette région du monde.
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