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Compagnie aérienne
Les compagnies aériennes poussent un cri d'alarme
Lorsque la crise du coronavirus sera terminée, le tarmac risque d'être jonché de compagnies aériennes défuntes. L'IATA, l'organisme qui les représente dirigé par le français Alexandre de Jugnac, estime désormais que les conséquences de la pandémie sur le trafic aérien coûteront plus de 250 milliards de dollars de chiffre d'affaires au secteur en 2020. C'est le double de l'estimation précédente !
"Nous avons clairement besoin d'une initiative massive et très urgente", a plaidé mardi le directeur général de l'association professionnelle et ancien patron d'Air France-KLM. Confrontées à un effondrement de la demande en raison des mesures de confinement et des restrictions de trafic liées à la pandémie, les compagnies ont cloué leurs flottes au sol pour préserver leurs trésoreries autant que faire se peut. Selon Eurocontrôle, l'autorité européenne de contrôle aérien, le trafic sur le continent avait chuté de plus de 75% lundi dernier par rapport à l'année dernière.
Absence de revenus et coûts toujours présents : la pression sur leurs liquidités est telle que la moitié des compagnies risque la faillite dans les semaines qui viennent si rien n'est fait pour les aider, selon l'IATA.
Alexandre de Juniac refuse toutefois que l'aide soit conditionnée, par exemple à l'atteinte d'objectifs sur le climat en plus des "efforts" déjà fournis. "Nous sommes dans une situation d'urgence. Ce n'est pas le moment de poser des exigences. J'en suis désolé", a-t-il affirmé.
En écho, le ministre des Finances britannique Rishi Sunak prévoit de dévoiler prochainement un train de mesures pour le secteur aérien au Royaume-Uni (transport et infrastructures). Elles sont cours d'élaboration avec le secrétaire d'Etat au Transport, a-t-il précisé ce matin.
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