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Les banques assurent de leur forte mobilisation sur les prêts garantis par l’état

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coronavirus Les banques assurent de leur forte mobilisation sur les prêts garantis par l’état

CORONAVIRUS. En dépit d’une communication peu habile de Bercy, les banques assurent être totalement mobilisées afin de répondre autant que possible à la demande des entreprises en matière de prêts garantis par l’état.
finance banque
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La Fédération Bancaire Française et la Banque publique d’Investissement ont mis en ligne un mode d’emploi des fameux Prêts Garantis par l’État. Il s’agit des modalités pratiques de ces prêts annoncés le 16 mars dernier par le Chef de l’État lui-même. Prêts qui disposent d’une garantie de l’État à hauteur de 300 milliards d’euros.

Lors de cette même intervention, le Président de la République avait assuré que "pas une entreprise ne devra faire faillite" à cause des conséquences liées au confinement nécessaire pour endiguer la propagation du virus. Bref tout semblait indiquer que dans "ce climat de guerre, on ne compterait pas les munitions" et que les prêts rebonds attribués par la BPI comme ces prêts garantis par l’état bénéficieraient d’une automaticité.

Malheureusement le "FAQ" mis à disposition des entreprises de toutes tailles par la FBF n’est pas aussi clair que la parole présidentielle. Là où tout le monde pouvait s’attendre à une automaticité, il est question de plusieurs cas où ces prêts garantis pourraient ne pas être accordés. À tel point que la FBF va même jusqu’à expliquer ce qu’il faut faire en cas de refus.

Interrogé par nos soins, Bruno Le Maire, le Ministre de l’économie explique "que pour au moins 90 % des prêts d’urgence demandés, par les entreprises, il y aura une procédure automatique d’attribution des crédits, avec un examen des dossiers limité à cinq jours" Mais le locataire de Bercy précise "nous avons dû prendre en compte que chaque année il y a environ 50 000 faillites en France. Et il fallait éviter que des entreprises en très mauvaise santé, avant la crise du coronavirus profitent d’un effet d’aubaine". Bruno Le Maire assume donc ces restrictions en rappelant qu’il est "comptable de l’argent des Français" et qu’il a ainsi cherché à éviter toute polémique, lorsque serait fait le bilan de cette crise.

Il reste qu’en dépit de cette malheureuse communication de la FBF, toutes les banques que nous avons contactées sont d’ores et déjà très mobilisées pour soutenir les entreprises face à des besoins urgents de trésorerie. Les banques mutualistes ont commencé à prendre contact avec leurs entreprises clientes avant que les modalités précises de ces prêts soient connues. De manière à être prêtes à dégainer rapidement. Chez BNP Paribas tout le monde est sur le pont pour répondre aux très nombreuses demandes qui émanent d’entreprises de toutes tailles. Et l’activité banque de détail France est d’autant plus attentive à la bonne distribution de ces "PGE" que l’idée a germé au sein de la Banque avant d’être soufflée à l’oreille du Chef de l’État. Idem à la Société Générale. Les prêts d’ores et déjà accordés dépasseraient aujourd’hui la dizaine de milliards d’euros.

À noter que leur taux est particulièrement léger pour les petites entreprises (0,25 %). Il correspond au coût de la garantie octroyée par l’État aux banques. Cette garantie n’est pas totale. Elle s’élève à 90 % pour les petites entreprises et de 70 ou 80 % pour celles qui, en France, emploient plus de 5 000 salariés ou réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros. Ce qui est une sage précaution, puisqu’elle responsabilise en partie les banquiers, qui sont distributeurs de ces prêts.

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