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Eurazeo / Assemblée générale / PGE / Europcar Mobility Group

Eurazeo, entre responsabilité et solidarité

La holding d’investissement cotée, qui a recours à un PGE pour Europcar, a suspendu son dividende. Et a annoncé un fonds de solidarité de 10 millions d’euros.
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Depuis qu’Eurazeo a publié ses résultats annuels le 12 mars dernier, le monde a changé. Il y a moins d’un mois, la holding d’investissement cotée jugeait que "les effets (du Covid-19, ndlr) restent limités sur le portefeuille", parlait d’un "ralentissement temporaire" de l’investissement ou des levées de fonds. Depuis, la crise sanitaire mondiale a provoqué l’arrêt brutal de l’économie, qui n’a pas épargné les participations d’Eurazeo. C’est pourquoi le groupe dirigé par Virginie Morgon s’est prêté mercredi à un exercice de transparence, en publiant une mise à jour de sa situation, dont le maintien de son AG virtuelle le 30 avril prochain. Et en premier lieu, une suspension de son dividende 2019, qui était en hausse de 20% à 1,50 euros, et même majoré de 10% pour ses actionnaires depuis plus de deux ans. Et pour cause : certaines participations du groupe vont faire appel au dispositif d’aides publiques, et en premier lieu, le groupe de mobilité Europcar.

En début de semaine, le Monde faisait état de négociations en cours chez Europcar, le loueur de voitures qui était déjà en difficultés fin 2019 et a subi la paralysie de sa flotte de 334.000 véhicules. Le groupe dirigé par Caroline Parot, qui emploie 10.000 personnes dans le monde, devrait bientôt bénéficier d’un prêt de 223 millions d’euros de banques privées, dont 90% sera garanti par l’État. Eurazeo jouera aussi son rôle d’actionnaire à son échelle, indique le groupe, même si les détails de ce refinancement ne sont pas encore connus.

Si Europcar était déjà un dossier difficile dans le portefeuille, nul doute que, comme cela a été le cas lors de la dernière crise financière, Eurazeo devra suivre de près ses participations, tant la crise actuelle du Covid-19 touche tous les secteurs et a une portée encore peu visible aujourd’hui. Le groupe a donc voulu rassurer sur ses capacités financières, en indiquant avoir une position de trésorerie de 533 millions d’euros, une ligne de crédit syndiquée confirmée de 1,5 milliard d’euros et renouvelée pour cinq ans en décembre dernier. Enfin, il a comme ses pairs profité d’un environnement ultra-favorable de levées de fonds, avec une enveloppe de "dry powder" de 3,8 milliards d’euros (l’argent qu’il a levé mais qui n’a pas encore été investi). Pour autant, pas de mention des "opportunités d’investissement" comme en mars dernier, la priorité est à la préservation du portefeuille.

Enfin, Eurazeo a fait part de son action à son échelle pour combattre la pandémie. Cela passe par l’activité de ses participations, comme les crèches Les Petits Chaperons Rouges qui restent ouvertes pour le personnel soignant, Seqens le premier producteur de gels hydroalcooliques en France, Doctolib et ses téléconsultations gratuites ou encore Linvosges, qui a redémarré son usine de linge pour fabriquer des masques de protection.

A cela s’ajoute un fonds de solidarité de 10 millions d’euros, dont 7 millions à ses salariés et participations qui connaîtraient des situations d’urgence ou pour des actions caritatives. 

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